vendredi, 24 janvier 2014
La France redécouvre la répression
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dimanche, 12 janvier 2014
L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet

Ex: http://www.polemia.com
L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet
« Car, si personne ne bouge, c’est la pensée (…) qui sera étouffée ».
« Il y a un moment où […] il est du devoir de la parole publique de dire. Valls l’a fait, Valls a eu raison. Il n’y a rien de commun, rien, entre le travail d’un humoriste dont la liberté d’expression et donc de provocation est effectivement sacrée, et l’entreprise d’un agitateur néonazi qui fait ouvertement campagne sur des thèmes qui ne sont pas des opinions mais des délits. »

(**) Souligné par nous
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samedi, 11 janvier 2014
2014 : année de la quenelle?

2014 : année de la quenelle?
Le phénomène Dieudonné : le comique qui fait peur au système.
Jean Ansar
Ex: http://metamag.fr
00:05 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique internationale, france, europe, affaires européennes, quenelle, dieudonné, répression, état policier, liberté, liberté d'opinion, liberté d'expression, censure |
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Quenelle gratinée !...
Quenelle gratinée !...
par Michel Drac & Maurice Gendre
Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com
Nous reproduisons ci-dessous un excellent point de vue de Michel Drac et de Maurice Gendre, cueilli sur Scriptoblog et consacrée à ce que l'affaire Dieudonné révèle de la réalité du système...

Quenelle gratinée !
Nous ne sonderons pas les cœurs et les reins. Quand un humoriste utilise la technique de la provocation, il n’est jamais possible de déterminer le fond de sa pensée en fonction de ses propos.
Pierre Desproges était-il antisémite quand il entamait un sketch par ces mots : « on m’a dit que des juifs se sont glissés dans la salle » ? Dieudonné l’est-il quand il lance, avec un sourire malicieux : « Des juifs ou des nazis, je ne sais pas qui a commencé » ? Allez savoir. Mais là n’est de toute façon pas notre propos. En elle-même, la risible « affaire de la quenelle » n’a aucune importance. Tout au plus peut-on la voir comme la mise en évidence d’un ras-le-bol des jeunes générations, ras-le-bol qui menace de dégénérer en une vaste crise de nerfs collective.
Le danger représenté par les « quenellistes » pour nos compatriotes juifs nous paraît tout à fait insignifiant. Pourquoi nous préoccuper de telles questions, à l’heure où la France va épouvantablement mal ? Nous avons autre chose à faire.En revanche, ce qui mérite d’être analysé, c’est le véritable délire qui semble avoir saisi la classe médiatico-politique. Le comique fait normalement partie du politique, mais comme une fonction annexe et secondaire et cathartique. Aristophane était certes un personnage politique à Athènes, mais il ne déterminait pas l’agenda d’Alcibiade ; c’est lui qui commentait l’action d’Alcibiade, et non l’inverse. Chez nous, au contraire, c’est désormais le « premier flic de France » qui se pose en s’opposant à… un trublion. Plus grave, la dérive en question laisse en tout cas penser que les classes dirigeantes entrent actuellement dans les logiques de la violence d’Etat. Quelques constats très simples suffisent à tirer le signal d’alarme : il se pourrait que la grotesque affaire de la quenelle, venant après les arrestations arbitraires des opposants au mariage pour tous, après la détention de Nicolas Bernard-Buss, après la rocambolesque affaire Varg Vikernes, soit, aussi, un ballon d’essai en vue de faire basculer la vie politique de notre pays vers le modèle peu enviable des Etats totalitaires. On pense tout de suite, dans la situation actuelle, à la dictature hypocrite des années Brejnev-Honecker. Ainsi, dans une des premières scènes du film « La vie des autres », qui se déroule en RDA peu avant la chute du Mur, le scénario incluait un bref résumé de la condition de l’artiste dans un système oppressif. Où l’on voyait un auteur demander à un ponte du Parti que l’on lève l’interdiction professionnelle (« Berufsverbot ») infligée à un metteur en scène accusé de dissidence. A quoi l’homme du Parti répondait que de telles méthodes n’existaient pas au paradis du socialisme réel, et qu’il fallait donc « choisir ses mots avec plus de prudence ». Simple constat : quand Manuel Valls annonce qu’il cherche par tous les moyens d’interdire Dieudonné de se produire, il revendique une attitude discriminatoire que même les apparatchiks de la RDA n’osaient pas assumer. C'est-à-dire que l’injonction non discutable de « lutte contre l’antisémitisme » permet en France aujourd’hui non seulement d’entrer dans les logiques de la Stasi, mais en outre de le faire avec une impudence que le subtil Markus Wolf aurait désapprouvée.
Toujours Manuel Valls : nous avons désormais un ministre de l’Intérieur qui appelle à déclencher des troubles à l’ordre public pour pouvoir justifier une mesure sécuritaire. A l’origine de cette démarche provocatrice, il y a le garde-frontière Arno Klarsfeld, qui dans une remarquable prise de position tout à fait révélatrice à tous points de vue, a constaté benoîtement que si personne ne manifestait devant le théâtre de la Main d’Or, il n’y aurait pas de trouble à l’ordre public et le ministre de l’Intérieur ne pourrait donc pas sévir. Que maître Klarsfeld appelle à susciter des troubles mérite d’être relevé, mais qu’un ministre de l’Intérieur en exercice lui emboîte le pas, voilà qui doit sans doute encore davantage être souligné. Simple constat : pour enclencher le processus de « mise au pas » qu’ils appelaient de leurs vœux en 1933, les dirigeants du parti nazi organisèrent l’incendie du Reichstag. Cette technique du pompier pyromane est exactement celle proposée par le brillant Arno Klarsfeld, et apparemment validée par le locataire de la place Beauvau.
Passons à autre chose. L’article 58 du code pénal soviétique de 1926 incluait plusieurs dispositions fascinantes. Cet article assimilait au banditisme toutes les activités réputées « contre-révolutionnaires », ce qui permit d’une part de ne pas mentionner l’existence de délits politiques en URSS, d’autre part d’y inclure des faits que dans n’importe quel autre pays, on n’aurait même pas osé qualifier de simples contraventions. Soljenitsyne mentionne, dans « L’archipel du Goulag », un certain nombre de cas où des individus, voire des segments entiers de la population, furent condamnés au nom de leur participation fantasmagorique a posteriori à des activités antisoviétiques. Exemple parmi d’autres, dans la foulée de la conquête de l’Europe de l’Est par l’Armée rouge en 1945, le NKVD arrêta des personnes n’ayant jamais vécu en Russie, au motif qu’elles auraient participé à la guerre civile russe en tant que Russes. C’est que dans le système d’interprétation indéfiniment extensible propre au code pénal soviétique de 1926, et particulièrement dans le cadre de l’article 58, d’une part « toute action tendant à l’affaiblissement du pouvoir » était réputée « contre-révolutionnaire », donc assimilable au banditisme, et d’autre part il était admis que dans les territoires devenus soviétiques en 1945, la loi soviétique s’appliquerait intégralement de façon rétroactive. Encore plus fort, il suffisait qu’un des nouveaux citoyens de l’URSS soit jugé comme ayant eu potentiellement l’intention de prendre jadis les armes contre sa nouvelle patrie pour qu’on l’assimilât automatiquement aux « brigands antisoviétiques » de la guerre civile. Pour rappel, Christiane Taubira, dans l’affaire de la quenelle, a soutenu que l’on pouvait se rendre « complice après coup de crime contre l’humanité ». Ce qui, manifestement, dans son esprit, impliquait la complicité de Dieudonné dans les méfaits nazis des années 40, et plus particulièrement dans la déportation des juifs d’Europe. On voit bien que la logique indéfiniment extensible du code pénal soviétique de 1926 est ici à l’œuvre, au nom il est vrai d’une autre idéologie et dans un cadre politique différent.
Quant à Christophe Barbier, nous lui saurons gré de nous éviter d’avoir à chercher des références passées, puisqu’il a publiquement soutenu qu’au nom de la défense de la démocratie, il fallait « réguler » Internet pour que Dieudonné n’y sévisse pas, et que, dixit, « les Chinois y arrivent bien ». Ici, il n’est même pas nécessaire de commenter.
En conclusion, et encore une fois sans entrer dans un débat sur l’antisémitisme supposé de monsieur Dieudonné M’Bala M’Bala, nous ne pouvons que dresser les quelques constats que nous venons d’énoncer, et en déduire qu’il faut aujourd’hui que tous les citoyens lucides et raisonnables soutiennent cet artiste sans tergiverser.
Non qu’il faille nécessairement sacraliser la parole d’un comique, non qu’il faille obligatoirement apprécier un humour qu’on pourra éventuellement juger de mauvais goût, mais parce qu’il s’agit de refuser des logiques tyranniques. Le pouvoir est actuellement dans l’impasse. Le chômage explose alors que le contexte macro-économique menace de se dégrader encore, l’insécurité augmente, la diplomatie française se ridiculise, et la crise de l’Union Européenne et de la zone euro approche manifestement d’un point de rupture. Dans ces conditions, il est logique que ce pouvoir dans l’impasse soit tenté de créer des diversions et des écrans de fumée, voire de passer d’un régime de manipulation des masses à un système d’oppression ouverte.
Alors pour bien faire comprendre que nous ne nous laisserons pas faire : QUENELLE !
Michel Drac & Maurice Gendre (Scriptoblog, janvier 2014)
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lundi, 21 octobre 2013
Dr Tom Sunic on the repression of free speech
00:05 Publié dans Nouvelle Droite | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvelle droite, tomislav sunic, tom sunic, liberté d'expression |
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dimanche, 20 octobre 2013
Greenwald et la légitimité de l’insurrection antiSystème

Greenwald et la légitimité de l’insurrection antiSystème
Ex: http://www.dedefensa.org
La nouvelle est connue et explosive parce qu’elle est d’importance ; en valeur qualitative, elle ridiculise l’“événement” pathétique qui a paraît-il sauvé le monde du vote par le Congrès de la fin du shutdown et du relèvement de la dette, comme illustration très réaliste de la ruine et de la dissolution de l’usine à gaz qui conduit le Système... Le départ de Greenwald de la galaxie Guardian vaut bien en termes de communication et d’importance politique, par les temps qui courent, tous ces “actes” politiques grotesques des directions politiques du Système, engluées dans leur impuissance et leur aveuglement conformiste. Le poids qualitatif de Greenwald dans le système de la communication avec ses retombées politiques est énorme, de l’ordre d’une importance mondiale quand l’on mesure ce que ce journaliste a réalisé avec l’affaire Snowden/NSA et tout ce qui s’en est suivi. D’autre part, selon la rareté de l’information encore disponible puisque la nouvelle a été “fuitée” (Buzzfeed.com le 15 octobre 2013) et que les acteurs n’étaient pas prêts à la présenter au public, un commentaire conjoncturellement précis est difficile et prématuré à la fois. Par contre, l’esprit de la chose est d’ores et déjà évident et vaut d’être, lui, largement commenté.
Nous allons conjoncturer à partir d’évidences en notre possession, nous dirions d’évidences accessibles à tous, à partir de l’action publique de Greenwald. Ces évidences nous disent que ce journaliste est formidablement averti des risques politiques qu’il court ; des techniques de travail, de sécurité et de manipulation de l’internet où s’exerce sa profession ; enfin, de l’identification des menaces et des pressions s’exerçant contre lui. Tout cela nous conduit à faire l’hypothèse que Greenwald agit en connaissance de cause, de concert avec le jeune milliardaire et philanthrope spécialisé dans l’internet Pierre Omidyar, fondateur de eBay et travaillant au travers de l’entité Omidyar Network, et dont la personnalité s’avère très intéressante (dans le sens antiSystème). (La “nationalité” d’Omidyar est elle-même symboliquement très intéressante, d’un point de vue culturel : d’origine iranienne, élevée en France, arrivé à la maturité de son évolution professionnelle et “opérationnelle” aux USA ; trois références, Iran, France et USA, qui tiennent un rôle essentiel, positif ou négatif c’est selon, et politique et culturel sans aucun doute, dans les remous actuels de la crise d’effondrement du Système.)
La situation du cas examiné nous conduit, dans tous les cas pour l’instant, à écarter la considération de diverses hypothèses de type politique (manipulation, manœuvres diverses, etc.) sans nier leur possibilité mais en la jugeant très mince sinon négligeable, pour nous attacher à l’aspect à la fois technique et principiel (on le verra plus loin) d’une opération dont la finalité est pour autant extrêmement politique, et d’une politique de type révolutionnaire selon les aspects qu’une “révolution” peut prendre aujourd’hui. Il apparaît incontestable que cet événement se place notamment au cœur d’un mouvement d’expansion antiSystème du système de la communication en confirmation du constat que nous faisions le 15 octobre 2013, et même qu’il pourrait inaugurer une nouvelle époque d’offensive antiSystème du système de la communication.

Pierre Omidyar
Divers éléments disponibles viennent de différentes sources concernant l’entreprise Greenwald-Omidyar. Ils montrent qu’il s’agit sans aucun doute d’un mouvement de concentration impliquant pour la première fois d’une façon aussi structurée le moyen objectif de la puissance capitaliste (Omidyar) et la puissance intellectuelle d’influence (Greenwald). Les deux noms sont loin d’offrir un espace restrictif : au contraire, ils constituent les moteurs d’une expansion antiSystème à d’autres forces, à d’autres noms. Il s’agit d’une opération mélangeant la puissance capitaliste et les moyens de communication modernes, donc une opération classique du Système, mais dans une démarche complètement antiSystème. A notre sens, il n’y a aucune stratégie élaborée, mais la force d’une sorte de “sens de l’Histoire” pour le temps courant, sens qui est effectivement antiSystème. Il s’agit bien d’un schéma classique d’inversion, et de retournement de la puissance du Système contre le Système (stratégie de Sun-tzi).
Voici donc quelques-uns de ces “éléments disponibles”...
• Concernant le nouveau partenaire de Greenwald : «Omidyar, who is chairman of the board at eBay Inc but is not involved in day-to-day operations at the company, has numerous philanthropic, business and political interests, mainly through an investment entity called the Omidyar Network. Forbes pegged the 46-year-old Omidyar's net worth at $8.5 billion. Among his ventures is Honolulu Civil Beat, a news website covering public affairs in Hawaii. Civil Beat aimed to create a new online journalism model with paid subscriptions and respectful comment threads, though it is unclear how successful it has been. Omidyar, a French-born Iranian-American, also founded the Democracy Fund to support “social entrepreneurs working to ensure that our political system is responsive to the public,” according to its website. Omidyar's active Twitter account suggests he is very concerned about the government spying programs exposed by Greenwald and Snowden.» (Reuters, le 15 octobre 2013)
• Greenwald a été évidemment pris par surprise par la “fuite”. Sur sa décision de quitter le Guardian, il dit : «[The] decision to leave the Guardian was “not an easy one” but [Greenwald] was “presented with a once-in-a-career dream journalistic opportunity that no journalist could possibly decline.”» (Russia Today, le le 16 octobre 2013)
• Greenwald, sur ce projet, justement, qui semble se dessiner comme la création d’un puissant réseau d’information, de journalistes travaillant dans le même sens que lui, aussi bien dans le domaine de la riposte contre la NSA que contre les pratiques du journalisme-Système : «the new project will be “a very well-funded…very substantial new media outlet.” He added that “my role, aside from reporting and writing for it, is to create the entire journalism unit from the ground up by recruiting the journalists and editors who share the same journalistic ethos and shaping the whole thing – but especially the political journalism part – in the image of the journalism I respect most,” he told BuzzFeed.» (Russia Today, le 16 octobre 2013)
• D’ores et déjà, on sait, sans surprise puisqu’ils travaillaient déjà ensemble, que Laura Poitras et Jeremy Scahill seront avec Glenn Greenwald dans cette entreprise. Les trois discutaient d’ailleurs déjà d’un projet indépendant commun lorsque Omidyar est entré en piste avec sa proposition. «Journalists Jeremy Scahill and Laura Poitras will be working with Glenn Greenwald on a new media venture funded by billionaire eBay founder Pierre Omidyar, according to sources familiar with the matter. Scahill, a dogged investigative journalist who focuses on national security, and Poitras, a filmmaker who has extensively covered surveillance issues, had already been in discussions with Greenwald about starting a venture together when Omidyar approached with a similar vision for a new media outlet, sources said. The Washington Post reported Tuesday night that Poitras and Scahill may be potential “hires” at the new site. But according to sources, they were already in talks with Greenwald about working together and are not only now being recruited for the venture.» (Huffington.post, le 16 octobre 2013.)
• Un portrait plus conséquent et plus “engagé” d’Omidyar est apparu dans Huffington.Post. On y apprend que Omidyar a envisagé d’acheter le Washington Post, avant d’opter pour un projet nouveau (celui qu’il va monter avec Greenwald). Cela donne la mesure de l’importance de son projet, tandis que son orientation politique est évidente. «During the summer, billionaire eBay founder Pierre Omidyar considered buying The Washington Post, a journalistic prize that went to Amazon founder Jeff Bezos for $250 million. The idea of transforming the Post for the digital age, he said, was “absolutely intriguing.” It would also be challenging. In an interview with The Huffington Post, Omidyar said overhauling an established media outlet like the Post would lead to "massive cultural change" in the newsroom. Instead, Omidyar decided he could use “an equivalent amount of capital” and build from the ground up. “News organizations that have been around a while have a lot of traditions and ways of doing things that may have served them for many years but perhaps make them less flexible in the digital era,” Omidyar said. “As an entrepreneur, it just makes more sense to start something new.”» (Huffington.Post, le 16 octobre 2013.)
• Le projet d’Omidyar est clairement politique, et il est nécessairement à finalité antiSystème même si la chose n’est pas exprimée spécifiquement (et il faut qu’elle reste inexprimée à cet égard, l’importance étant qu’elle soit sans apparaître précisément pour ce qu’elle est). L’engagement avec Greenwald, le “partenariat” dirait-on, est une assurance de cette orientation antiSystème dans son sens universel, même et surtout si personne ne conçoit cela en termes rationnels et stratégiques. «This new venture is not intended to make a profit for Omidyar, who told HuffPost that all revenue will stay within the site. Omidyar described the site as merging his philanthropic interests and desire that there's a strong, free press to hold those in power accountable. “The role of the press, in particular, the role of the press in a democracy is extremely important, extremely critical, and it’s something that I think we often take for granted in the U.S,” Omidyar said. “But we’ve seen attacks on press freedoms and the fundamentals of newsgathering operations when you have these leak investigations that really put a chill on reporting, as well as, surveillance now also a puts a significant chill on reporting.” “Even in a country that has such strong laws, the First Amendment, we see some weakening, some attacks on press freedoms,” he continued. “So this an opportunity for me to engage in something I care deeply about and do it operationally -- not simply as a philanthropist.”» (Huffington.Post, le 16 octobre 2013.)
A la lumière de ces précisions, de la carrière de Greenwald, de sa position de force, de ses conceptions, etc., d’une part, et d’autre part de ce qu’il apparaît d’Omidyar, on peut avancer qu’on se trouve devant un phénomène de communication exceptionnel en train de se faire, peut-être un phénomène sans précédent, – littéralement et précisément sous nos yeux. Il semble qu’on puisse faire l’hypothèse qu’il s’agit de la constitution d’un média ou d’un “réseau” médiatique de très grande envergure, un réseau de masse, à destination internationale évidente, avec un financement considérable, dans un but d’influence antiSystème manifeste, bâti intellectuellement et en termes de puissance autour d’un homme, de son action et de sa réputation, et de son énorme influence constituée à partir de plusieurs années d’actions de journalisme politique d’une pure “dissidence” antiSystème, accrue exponentiellement depuis le mois de juin avec le cas Snowden/NSA. (Une mesure de la dynamique de l’influence de Greenwald est, par exemple, celle, très précise et très “active”, signifiant un engagement d’intérêt certain de la personne concernée et, par conséquent, une influence profonde, de l’évolution du nombre de ses abonnés sur le compte tweeter de Greenwald. Nous avons cette mesure, avec, mentionné dans un texte du 6 septembre 2013, le constat de 258 597 abonnés pour cette date. Le 16 octobre, son compte tweeter annonce 277 041 abonnés, et 278 159 à l’heure de cette publication, 24 heures plus tard.)
... Il s’agit de la constitution, sous les yeux du Système qui semblent ouverts pour ne rien voir, d’un centre antiSystème aux ambitions qu’on devine colossales, – une sorte d’“anti-NSA” comme on est antiSystème. Mais il ne s’agit pas d’un cas isolé, même si le poids et la personnalité de Greenwald feraient de cet “isolement” un monde antiSystème en soi. D’autres initiatives antiSystème apparaissent, également structurées, également ambitieuses et appelant à une solidarité antiSystème dans une bataille qui prend des allures stratégiques fondamentales.
L’on se doit donc de mentionner le développement d’un projet du jeune prodige de l’internet antiSystème Aaron Schwartz, mort évidemment dans des conditions suspectes, le DeadDrop project repris par la Freedom of Press Foundation (FPF), qui expose sa démarche le 15 octobre 2013 : il s’agit de donner aux whistleblowers une plate-forme de communication sécurisée, anti-NSA évidemment, ouverte vers la presse en général, y compris la presse-Système qui résiste de moins en moins à ce flux antiSystème du système de la communication que personne ne semble pouvoir arrêter. (L'initiative de FPF nous est également exposée par Russia Today ce 16 octobre 2013, ou bien encore, – surprise, surprise, – par le Washington Post le 15 octobre 2013.)
FPF précise les conditions de l’intervention du programme SecureDrop, qui est comme un hommage posthume à son créateur Aaron Schwartz, – intervention dont l’effet attendu, en “sécurisant” complètement l’intervention des sources anonymes pour les journalistes, serait de contrer décisivement l’offensive du système (de l’administration Obama) pour étouffer toutes les “fuites” imaginables. Comme l’on voit, la diffusion du programme, qui concerne désormais la presse-Système elle-même, est fortement avancé ...
«By installing SecureDrop, news organizations around the world can securely accept documents from whistleblowers, while better protecting their sources’ anonymity. Although it is important to note that no security system can ever be 100 percent impenetrable, Freedom of the Press Foundation believes that this system is the strongest ever made available to media outlets. Several major news agencies have already signed up for installations, and they will be announced in the coming weeks. “We’ve reached a time in America when the only way the press can assure the anonymity and safety of their sources is not to know who they are,” said JP Barlow, co-founder and board member of Freedom of the Press Foundation. “SecureDrop is where real news can be slipped quietly under the door”...»
Ces divers événements ouvrent le champ à une hypothèse interprétative que nous allons développer ci-dessous. La situation nous semble contenir assez d’éléments pour justifier une telle hypothèse, laquelle a dans tous les cas l’avantage d’ouvrir le champ de la réflexion vers les domaines qui importent pour expliciter ce que doit être une action antiSystème, et ce qui pourrait être dans le chef de ces initiatives une action antiSystème décisive.
La NSA, phénomène structurant de l’antiSystème
Deux éléments nous apparaissent essentiels dans ce (ces) projet(s), au travers des acteurs impliqués. Le premier est “classique” mais il a son importance quantitative fondamentale pour opérer contre le Système, en retournant ses propres armes contre lui : ces acteurs disposent d’une puissance considérables dans des domaines qui fondent effectivement la puissance selon les normes du Système (la puissance capitaliste, l’influence, l’expertise technologique dans le domaine du système de la communication).
Le second est plus original et il est décisif : ce sont des acteurs non-idéologiques... On sait ce qu’il advient des engagements idéologiques, avec l’exemple de l’époque Bush. Une mobilisation idéologique a eu lieu contre l’administration Bush, essentiellement libérale-progressiste (démocrate aux USA), avec un appoint non négligeable du côté de la droite extrême, antiguerre, anti-globalisation, etc. Le gros de ces troupes “idéologiques” (essentiellement chez les progressistes-démocrates) s’est trouvée complètement “retourné” avec l’arrivée d’Obama, et s’est engagé dans un suivisme servile et aveugle d’une politique-Système bien pire que celle de Bush. Dont acte. L’idéologie ne sert qu’à enchaîner les esprits aux manipulations traîtresses du Système, qui utilise avec un art consommé les contrepieds idéologiques à son avantage. L’idéologie, de quelque bord qu’elle soit, est l’arme principale du Système, – et l’on sait que notre thèse est même que l’idéologie a été totalement annexée, sinon suggérée par le Système, dès la fin du XVIIIème siècle (voir le “déchaînement de la Matière”) pour verrouiller l’investissement des psychologies humaines rendues vulnérables par l’abandon des principes au profit des “valeurs”. (Les “valeurs” sont le substitut-Système aux principes, c’est-à-dire le moyen de remplacer les principes par une matière intellectuelle manipulable, et ainsi verrouillant la servilité-Système qui permet l’investissement du domaine politique.)
Le couple Greenwald-Omidyar n’est pas idéologique, comme “le reste” des initiatives du même type. Il est principiel, même si le contenu du principe considéré (“liberté de la presse” et “liberté d’expression”) n’est en rien fondamental ; il a la vertu du principe en général, qui est d’échapper par sa nature même au diktat de l’idéologie (dans ce cas de la récupération-Système, le principe prestement transformé en “valeur” et devenant “liberté de la presse” pour la presse qui va dans le sens idéologique souhaité, c’est-à-dire dont l’“expression” est totalement liée au diktat de l’idéologie). Greenwald-Omidyar et le reste synthétisent avec leurs puissances diverses le mouvement non-idéologique de résistance antiSystème né avec WikiLeaks et les divers Aaron Schwartz ; mouvement parfois d’un simplisme remarquable et confondant, quasiment de type libertaire apolitique, mais qui rejoint la force structurante du principe en rejetant toute idéologie qui est ou qui serait nécessairement en devenir une idéologie-Système. (C’est le principe disons de la “génération internet.2”, celle qui a hérité d’un internet devenu enjeu d’une lutte antiSystème-Système : le réseau doit rester libre aux mains de ceux qui l’utilisent selon le principe de la liberté totale d’expression. Ce n’est pas un projet, c’est un principe ; en lui-même et dans son contenu, il ne vaut pas grand’chose face aux références métaphysiques, mais dans la situation présente c’est une formidable force antiSystème par le fait qu’il est un principe autant qu’à cause de la matière qu’il manipule.)
Certes, ce n’est pas ce principe-là (simplisme, absence de fondamentalité) qui nous offrira une alternative au Système, mais ce n’est pas du tout ce que nous lui demandons. Nous sommes toujours, plus que jamais, dans une phase de destruction du Système, ou d’aide à son réflexe autodestructeur. C’est exactement ce que nous offre, parmi d’autres d’ailleurs comme les libertariens de droite, la tendance “libertaire non-idéologique” mais principielle identifiée : sa bataille ne peut être qu’antiSystème, quoi qu’elle en veuille et prétende. Le cas Greenwald-Omidyar et tout ce qui l’accompagne constituent donc un accélérateur prodigieux, un “fixateur” structurant et une opérationnalisation puissante si l’on veut du basculement dans le camp antiSystème du système de la communication. (Voir encore le 15 octobre 2013.)
Maintenant, il faut voir d’où cela vient, et comprendre qu’ainsi, avec Greenwald-Omidyar et le reste, nous sommes passés à un échelon supérieur à celui de l’époque WikiLeaks, que nous sommes presque à égalité de puissance avec le Système, et surtout dans la logique à visage découvert (on verra plus loin l’importance de cela) de l’affrontement antiSystème versus Système. Tout cela vient, bien entendu, de la crise Snowden/NSA. Dans le cas qui nous occupe, aussi bien pour le basculement du système de la communication que dans l’aventure Greenwald-Omidyar et le reste, l’affrontement contre la NSA est le cri de ralliement unanime. Et ce cri de ralliement antiSystème a ceci d’original et de remarquable qu’il trouve un écho également puissant à l’intérieur du Système, où la NSA divise dangereusement (pour le Système) le personnel-sapiens et les directions politiques. Par exemple, on peut noter ces remarques, du 16 octobre 2013 dans le Guardian, signalant que, derrière la farce bouffonne du shutdown, le Congrès est impliqué à fond dans des matières importantes, comme celle d’une bataille radicale à propos de la NSA, d’une radicalité qui fait envisager à certains rien de moins qu’une sorte de liquidation de la NSA, par le biais de certains des composants de ses projets hégémoniques ...
«Over 20 congressional bills aim to address the crisis of confidence in NSA surveillance, writes Yochai Benkler. With Patriot Act author and Republican Congressman Jim Sensenbrenner working with Vermont Democratic Senator Patrick Leahy on a bipartisan proposal to put the NSA's metadata program “out of business”, we face two fundamentally different paths on the future of government surveillance. One, pursued by the intelligence establishment, wants to normalize and perpetuate its dragnet surveillance program with as minimal cosmetic adjustments as necessary to mollify a concerned public. The other challenges the very concept that dragnet surveillance can be a stable part of a privacy-respecting system of limited government...»
Ainsi trouve-t-on une situation décisivement modifiée (“échelon supérieur à celui de l’époque WikiLeaks”), parce que la bataille anti-NSA, développée d’abord dans l’apparence d’une bataille perdue avec les accusations et les anathèmes contre Snowden, s’est complètement retournée en donnant une sorte de légalité à l’objectif de la mise en cause, voire de la destruction de la NSA. (A cet égard, Snowden a gagné d’une façon brillante et éclatante. D’ailleurs, il reçoit à Moscou, et il reçoit même des Prix actant la grandeur de son action.) Le Système est pris à son propre piège : sa puissance d’évolution est basée sur la légalité que lui donnent son conformisme et son idéologie ; mais avec le cas NSA, la définition de cette légalité s’est élargie au principe (“liberté de la presse”, de l’expression, etc.) et la bataille antiSystème est ainsi entrée dans le cadre de la légalité, armée de ses tendances principielles contre lesquelles la tendance idéologique est désarmée. Dans ce cas, l’aspect libertaire-apolitique devient une cuirasse inviolable.
Tout cela, nous le devons à la NSA mise à nu, dans toute son infinie puissance et dans toute son infinie sottise, avec son inefficacité grossière en prime. En cinq mois, la NSA s’est effondrée, dans le sens symbolique du terme, et par là mettant en évidence son vice fondamental (son inexistence, c’est-à-dire son absence de substance derrière le mythe) et ses travers grossiers (inefficacité, paralysie, fragilité psychologique, etc.) qui renvoient tous à l’effondrement du système du technologisme appuyé sur l’“idéal de puissance”. (Quoique... Le symbolisme de l'effondrement est assez puissant pour décider le général Alexander à abandonner la NSA dans cinq mois.) Il y a cinq mois, personne ne pouvait espérer mettre en cause la NSA ; aujourd’hui, tout le monde s’emploie à la conchier avec conscience, et ses défenseurs se trouvent dans une position d’assiégés en permanence. Le processus est le même qu’avec le JSF, et les $milliards qu’il faut continuer à déverser dans le budget de la NSA sont autant de rappels de plus en plus obsédants de son illégitimité grandissante. Les réactions de type Dupond-Dupont, tels les avertissements du MI5/GCHQ (on assimile tout cela dans le même sac avec la NSA), comme les incursions au Guardian et les avertissements sur le danger du terrorisme, ne font que mettre en évidence la grossièreté de plus en plus insupportable de ces méthodes de violations de ces “valeurs” mêmes que le Système est dans l’obligation de continuer à promouvoir. Il y a là un basculement fondamental qu’il faut percevoir selon une perception subtile de l’évolution des situations et des actes par rapport aux narrative du Système.
D’où ce spectacle étonnant, impensable il y a trois ans lorsque WikiLeaks fut l’objet d’un lynch globalisé (même le Guardian y participa), de ce centre de résistance antiSystème (Greenwald-Omidyar et le reste) d’une telle puissance en train de se constituer, sous le regard impuissant, sinon presque fasciné (fascination de l’autodestruction) du Système. C’est un signe évident de cette situation que l’initiative Greenwald-Omidyar se fasse avec la publicité presque complice de certains organes de la presse-Système (voir Huffington.Post, pourtant récupéré par le Système depuis sa vente par Ariana Huffington), cette presse-Système déjà impliquée quoiqu'elle en veuille dans la diffusion du fonds Snowden. Ce phénomène signale un changement radical du concept de la légalité, reflet de l’affaiblissement accéléré du Système : l’initiative Greenwald-Omidyar et le reste sont en train de devenir symboliquement la légalité, tandis que la NSA est en train d’entrer dans l’illégalité, tout cela considéré non pas formellement (ce qui n’a plus aucune valeur) mais bien dans la perception générale. C’est la bataille contre la NSA, cette référence monstrueuse qui semble chargée de toutes les tares dissolvantes et terroristes du Système, qui structure décisivement les forces antiSystème. “La NSA, phénomène structurant de l’antiSystème” ? C’est dire à quelle avancée dans l’autodestruction le Système s’est mis lui-même, – et c’est répéter plus que jamais que, oui, non seulement la crise Snowden/NSA vaut la crise financière de 2008 (voir le 2 août 2013), mais elle la dépasse désormais dans l’importance de sa dimension antiSystème.
Qu’on y prenne garde : nous ne sommes pas en train de distribuer des prix de vertu ni de signaler des changements d’opinion, des plans de subversion, de révolte, etc., toutes ces choses qui auraient nécessairement une coloration idéologique. Nous signalons des changements objectifs de situation à cause de l’incursion et de la pression grandissantes d’initiatives principielles contre la faiblesse des “valeurs” manipulées par le Système et qui forment les constituants de sa légalité en cours de dissolution. Nous ne sommes pas en train de décrire un affrontement moral et encore moins idéologique (évidemment) selon les normes de nos conceptions nécessairement manipulées par le Système, mais un affrontement vital entre une mécanique de mort (la dynamique dd&e, – déstructuration-dissolution-entropisation) et la résistance que cette mécanique suscite contre elle. Il n’est pas nécessaire que la chose soit proclamée explicitement, ni même réalisée en tant que telle pour qu’elle existe... Il est donc possible, – c’est une hypothèse qui mérite d’être suivie avec attention, – que l’initiative Greenwald-Omidyar en cours nous rapproche décisivement de la formule de l’insurrection générale antiSystème. Cela ne se passe ni dans l’émeute de la rue, ni dans les batailles les maquis, – tout cela a son importance mais n’a plus rien de décisif, – mais dans les esprits, par le biais des psychologies investies par le Système et qui doivent être reconquises. La beauté de la chose, autant que la mesure de son importance et l’explication de son efficacité, est que, effectivement, la plupart des protagonistes ignorent la hauteur formidable de l’enjeu.
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mercredi, 09 octobre 2013
Méridien Zéro: podcasts sept. 2013
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jeudi, 06 juin 2013
R. Ménard: liberté d'expression

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mardi, 15 janvier 2013
Robert Ménard au Club des Ronchons: liberté d'expression
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dimanche, 14 août 2011
Vers la tyrannie?

Vers la tyrannie ?
Difficile de dire quels visages prendront ces délires oligarchiques, mais on peut supposer que les "corporate globalists" et leurs laquais vont faire preuve d'une inventivité à toute épreuve.
Premier élément passé totalement inaperçu dans l'euphorie de l'accord Obama-Chambre des Représentants (1) la mise en place d'un Super-Congrès aux États-Unis. De quoi s'agit-il ?
L'activiste larouchiste Debra Freeman l'explique dans un communiqué publié le 1er août :" Le Super-congrès est un comité de 12 représentants, composé de six démocrates et six républicains, qui auront le pouvoir, l’autorité et la responsabilité de décider, entre la mi et la fin novembre, de coupes supplémentaires de 1,5 mille milliards de dollars. Ces coupes seront ensuite présentées au vote de l’ensemble du Congrès. Cependant, lorsqu’il sera saisi des recommandations de ce groupe de douze, le Congrès n’aura pas le droit d’y apporter le moindre amendement ni même d’entreprendre un « filibuster », procédure d’obstruction parlementaire qui permet de retarder le plus possible, ou même bloquer l’adoption d’une loi. Les élus ne pourront se prononcer sur ce projet que par oui ou par non, et même s’ils votent non, c’est-à-dire contre le projet de loi, des coupes automatiques de l’ordre de 1,500 milliards de dollars auront lieu. Elles seront divisées également entre les dépenses de la défense, et celles des programmes sociaux, sans que plus aucune discussion ne puisse avoir lieu sur le sujet".
Si les mots ont encore un sens, cela s'appelle un coup d’État (anti)constitutionnel.
Oslo
Plus terrible encore : le massacre norvégien. Comme on pouvait le redouter dès les premières heures, cette tragédie exhale de très fortes odeurs de Gladio "scandinave" et de réseau stay-behind nouvelle mouture.
On évoque de plus en plus dans les milieux du renseignement la présence d'un deuxième tireur sur l'île d'Utoeya, ainsi que des "exercices" anti-terroristes qui se déroulaient dans le quartier d'Oslo où ont eu lieu les explosions (même scénario qu'à Londres le 7 juillet 2005 et aux Etats-Unis le 11 septembre 2001).
Des spécialistes mettent également en avant le rôle du SIMAS : une structure mise en place par l'US Intelligence et qui a recruté chez des policiers retraités, des anciens militaires etc.
Opération fausse bannière, dites-vous?
Restrictions des libertés
Il est à craindre qu'après le très mal nommé Patriot Act (concocté par John Ashcroft et le "délicieux" Michael Chertoff) et les iniques lois Perben, les gouvernements occidentaux pour plaire à leurs "employeurs", se lancent dans une nouvelle frénésie législative et liberticide qui mettra un peu plus en cause l'habeas corpus, les droits de la défense et les principes élémentaires de l'Etat de Droit.
Des affaires aussi rocambolesques et grotesques que celles de Tarnac risquent de se multiplier. Mais les prochaines fois, on peut supposer que ce n'est pas l'ultra-gauche qui sera visée mais plutôt les milieux de la droite radicale. Des officines barbouzardes cherchent déjà leur proie et promettent des coups de filet dans les jours ou les semaines à venir. On peut imaginer que le sémillant "frérot" Alain Bauer est déjà en embuscade pour offrir à la mediasphère les explications toutes faites dont il a le secret et dont il avait déjà gratifié la population française lors du scandale Julien Coupat-Yldune Lévy.
Les poulets anti-terroristes trouveront très opportunément des caches d'armes, des plans, des maquettes, des écrits subversifs etc.
Malheureusement on ne connait que trop bien ce genre de montage minable mais qui fonctionne toujours auprès d'un public crédule et totalement lobotomisé.
Port d'armes
Cette stratégie de la tension et ces restrictions des libertés s'accompagneront très probablement d'une guerre aux armes à feu notamment aux Etats-Unis.
Les tentatives multiples de ces derniers mois de mettre à mal le deuxième amendement (Rahm Emanuel, nouveau maire de Chicago, est très en pointe dans ce "combat"), font redouter aux patriotes, aux constitutionnalistes, aux libertariens et aux conservateurs américains une opération faux-drapeau de grande envergure qui mettrait en scène un tireur fou provoquant une fusillade dans une école, un jardin d'enfants ou tout autre lieu public.
Un événement tragique qui remettrait en cause ce droit fondamental et permettrait à l'oligarchie d'obtenir l'appui d'une population américaine traumatisée.
Il faut bien comprendre que les Américains n'ont pas le même regard que les Français sur le port d'armes.
Pour les Français le monopole de la violence légale et légitime est entre les mains des forces coercitives de l'Etat. Les Français ont accepté que leur sécurité soit assurée par la police et la gendarmerie. Pas d'auto-défense en France.(2)
Aux Etats-Unis la logique est différente. Le port d'armes n'est pas seulement envisagé comme une façon de mettre hors d'état de nuire un voyou ou un agresseur mais il est aussi le plus sûr et l'ultime moyen de se prémunir de la tyrannie du gouvernement.(3)
“When governments fear the people, there is liberty. When the people fear the government, there is tyranny. The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government.” — Thomas Jefferson
Le même Jefferson d'ajouter :
"Aucun homme libre ne devrait être désarmé, les lois qui interdisent le port d’armes désarment seulement ceux qui ne sont pas enclins ni déterminés à commettre des crimes. De telles lois rendent les choses pires pour ceux qui sont assaillis et meilleurs pour les assaillants; elles servent plutôt à encourager les homicides que de les prévenir, parce qu’un homme désarmé peut être attaqué avec une plus grande certitude qu’un homme armé".
James Madison de son côté déclarait : "Pour préserver la liberté, il est essentiel que toute la population entière possède des armes en tout temps".
George Washington, lui, nommait sa collection d'armes privées "les dents de la liberté du peuple".
Les partisans du deuxième amendement ont-ils raison de se méfier d'un coup fourré de l’État fédéral?
Absolument. La presse américaine, y compris dominante, a révélé un scandale dont l'ATF (Alcohol, Tobacco, Firearms and explosives) est partie prenante. L'ATF aurait fourni des armes à des cartels mexicains.
Or, ces gangs de la drogue viennent régler une partie de leur "désaccord" sur le sol américain. Un carnage n'est donc pas impensable.
Depuis quelques jours, on voit déjà sortir du bois tous les opposants au deuxième amendement pour réclamer un contrôle plus drastique et une législation plus dure sur les armes à feu.
Il faut également rappeler l'affaire de la milice Hutaree. Cette milice avait menacé de déclarer la guerre à l'Etat fédéral et de commettre des attentats contre la police du Michigan. Après vérification, on découvrit que la milice Hutaree était infiltrée par le FBI et avait été transformée en simple "joujou" du Homeland Security...
Maurice Gendre( 1 ) A l'heure où ces lignes sont écrites (lundi 1er août), on attend encore que le Sénat se prononce.
( 2 ) A la vue des troubles à l'ordre public permanents à Marseille et Sevran pour ne citer que ces deux exemples parmi des dizaines d'autres, on peut être désormais persuadé que "le monopole de la violence physique légitime" entre les mains de l’État n'est plus qu'un songe.
Les Français devant faire face à une réglementation sur les armes extrêmement restrictives (décrets du 6 mai 1995 et de décembre 1998), ils ne leur restent plus que trois solutions :
- assurer leur propre défense et ils termineront comme Papy Galinier (embastillé)
- ne rien faire et ils seront à la merci de la voyoucratie et n'auront plus qu'à prier d'être épargnés par la vindicte de la racaille
- s'organiser clandestinement et ils finiront également dans les geôles républicaines traités comme de vulgaires comploteurs qui souhaitent renverser la démocratie et l'Etat de Droit.
Heureuses perspectives, n'est-il pas ? Max Weber aurait de quoi philosopher...
( 3 ) La tyrannie n'est plus une simple crainte. Le congressman Brad Sherman avait raconté comment on l'avait menacé de déclencher la loi martiale si lui et certains de ses collègues ne votaient pas le plan de renflouement Paulson.
On rappellera aussi les tragédies de Waco et Ruby Ridge pour se convaincre que l'Etat fédéral peut traiter les citoyens américains de la plus ignoble des manières. C'est pour cela que des organisations telles que les Oath keepers (Les gardiens du serment fondé par Stewart Rhodes, un ancien proche de Ron Paul) ou les Gun owners of America (adeptes de l'open carry en référence au vieux principe "A right unexercised is a right lost"), se préparent à faire face à des troubles civils graves fomentés par le gouvernement fédéral et à une suspension des libertés constitutionnelles en cas d'écroulement.
00:05 Publié dans Actualité, Réflexions personnelles, Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tyrannie, théorie politique, sciences politiques, politologie, actualité, menées liberticides, liberté d'expression |
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jeudi, 11 août 2011
Inacceptable ingérence turque et menace conttre nos libertés!
Inacceptable ingérence turque et menace contre nos libertés!
Ibrahim Kalin, l’un des conseillers séniors du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, exige dans un commentaire paru il y a quelques jours dans le journal panarabiste Asharq Al-Awsat la criminalisation de l’« islamophobie » au titre de crime contre l’humanité. Kalin émet une violente critique vis-à-vis des chefs de gouvernement européens, qui selon lui n’ont rien fait jusqu’ici pour faire cesser la critique de l’islam.
« Le massacre norvégien a récusé les affirmations selon lesquelles l’islamophobie serait non violente et donc, contrairement à l’antisémitisme, relèverait de la liberté d’opinion et du droit à la critique. Après l’acte meurtrier d’Anders Behring Breivik, on ne peut plus traiter à la légère l’idéologie qui sous-tend cet acte, l’islamophobie », affirme Kalin, qui déplore – tout comme la gauche – le renforcement des partis de droite en Europe : « La montée de partis conservateurs hostiles à l’immigration et situés à d’extrême droite est devenue la principale tendance de la politique européenne depuis quelques années et a trouvé une base particulièrement forte en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suisse. »
Kalin reproche aux chefs d’État et de gouvernement des plus grands États de l’Union européenne de céder à l’état d’esprit de la population, en déclarant (Angela Merkel, comme Nicolas Sarkozy et David Cameron), que le multiculturalisme était terminé. Kalil attribue le phénomène de l’islamophobie essentiellement à des préjugés et des stéréotypes par rapport à l’islam et aux musulmans… qu’il ne prend pas la peine de réfuter.
Source: http://fr.novopress.info/93855/attentats-de-norvege-la-liberte-dexpression-en-danger/
00:35 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : censure, liberté d'expression, turquie, ingérence, europe, affaires européennes, islam, intolérance, attitudes liberticides |
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samedi, 25 septembre 2010
Las 10 estrategias de manipulacion mediatica

El lingüista Noam Chomsky elaboró la lista de las “10 Estrategias de Manipulación” a través de los medios
Ex: http://causarevolucionaria.wordpress.com/
1. La estrategia de la distracción El elemento primordial del control social es la estrategia de la distracción que consiste en desviar la atención del público de los problemas importantes y de los cambios decididos por las elites políticas y económicas, mediante la técnica del diluvio o inundación de continuas distracciones y de informaciones insignificantes.
La estrategia de la distracción es igualmente indispensable para impedir al público interesarse por los conocimientos esenciales, en el área de la ciencia, la economía, la psicología, la neurobiología y la cibernética. ”Mantener la Atención del público distraída, lejos de los verdaderos problemas sociales, cautivada por temas sin importancia real. Mantener al público ocupado, ocupado, ocupado, sin ningún tiempo para pensar; de vuelta a granja como los otros animales (cita del texto ‘Armas silenciosas para guerras tranquilas)”.
2. Crear problemas y después ofrecer soluciones. Este método también es llamado “problema-reacción-solución”. Se crea un problema, una “situación” prevista para causar cierta reacción en el público, a fin de que éste sea el mandante de las medidas que se desea hacer aceptar. Por ejemplo: dejar que se desenvuelva o se intensifique la violencia urbana, u organizar atentados sangrientos, a fin de que el público sea el demandante de leyes de seguridad y políticas en perjuicio de la libertad. O también: crear una crisis económica para hacer aceptar como un mal necesario el retroceso de los derechos sociales y el desmantelamiento de los servicios públicos.
3. La estrategia de la gradualidad. Para hacer que se acepte una medida inaceptable, basta aplicarla gradualmente, a cuentagotas, por años consecutivos. Es de esa manera que condiciones socioeconómicas radicalmente nuevas (neoliberalismo) fueron impuestas durante las décadas de 1980 y 1990: Estado mínimo, privatizaciones, precariedad, flexibilidad, desempleo en masa, salarios que ya no aseguran ingresos decentes, tantos cambios que hubieran provocado una revolución si hubiesen sido aplicadas de una sola vez.
4. La estrategia de diferir. Otra manera de hacer aceptar una decisión impopular es la de presentarla como “dolorosa y necesaria”, obteniendo la aceptación pública, en el momento, para una aplicación futura. Es más fácil aceptar un sacrificio futuro que un sacrificio inmediato. Primero, porque el esfuerzo no es empleado inmediatamente. Luego, porque el público, la masa, tiene siempre la tendencia a esperar ingenuamente que “todo irá mejorar mañana” y que el sacrificio exigido podrá ser evitado. Esto da más tiempo al público para acostumbrarse a la idea del cambio y de aceptarla con resignación cuando llegue el momento.
5. Dirigirse al público como criaturas de poca edad. La mayoría de la publicidad dirigida al gran público utiliza discurso, argumentos, personajes y entonación particularmente infantiles, muchas veces próximos a la debilidad, como si el espectador fuese una criatura de poca edad o un deficiente mental. Cuanto más se intente buscar engañar al espectador, más se tiende a adoptar un tono infantilizante. Por qué? “Si uno se dirige a una persona como si ella tuviese la edad de 12 años o menos, entonces, en razón de la sugestionabilidad, ella tenderá, con cierta probabilidad, a una respuesta o reacción también desprovista de un sentido crítico como la de una persona de 12 años o menos de edad (ver “Armas silenciosas para guerras tranquilas”)”.
6. Utilizar el aspecto emocional mucho más que la reflexión. Hacer uso del aspecto emocional es una técnica clásica para causar un corto circuito en el análisis racional, y finalmente al sentido critico de los individuos. Por otra parte, la utilización del registro emocional permite abrir la puerta de acceso al inconsciente para implantar o injertar ideas, deseos, miedos y temores, compulsiones, o inducir comportamientos…
7. Mantener al público en la ignorancia y la mediocridad. Hacer que el público sea incapaz de comprender las tecnologías y los métodos utilizados para su control y su esclavitud. “La calidad de la educación dada a las clases sociales inferiores debe ser la más pobre y mediocre posible, de forma que la distancia de la ignorancia que planea entre las clases inferiores y las clases sociales superiores sea y permanezca imposibles de alcanzar para las clases inferiores (ver ‘Armas silenciosas para guerras tranquilas)”.
8. Estimular al público a ser complaciente con la mediocridad. Promover al público a creer que es moda el hecho de ser estúpido, vulgar e inculto…
9. Reforzar la autoculpabilidad. Hacer creer al individuo que es solamente él el culpable por su propia desgracia, por causa de la insuficiencia de su inteligencia, de sus capacidades, o de sus esfuerzos. Así, en lugar de rebelarse contra el sistema económico, el individuo se autodesvalida y se culpa, lo que genera un estado depresivo, uno de cuyos efectos es la inhibición de su acción. Y, sin acción, no hay revolución!
10. Conocer a los individuos mejor de lo que ellos mismos se conocen. En el transcurso de los últimos 50 años, los avances acelerados de la ciencia han generado una creciente brecha entre los conocimientos del público y aquellos poseídas y utilizados por las elites dominantes. Gracias a la biología, la neurobiología y la psicología aplicada, el “sistema” ha disfrutado de un conocimiento avanzado del ser humano, tanto de forma física como psicológicamente. El sistema ha conseguido conocer mejor al individuo común de lo que él se conoce a sí mismo. Esto significa que, en la mayoría de los casos, el sistema ejerce un control mayor y un gran poder sobre los individuos, mayor que el de los individuos sobre sí mismos.
Fuente
00:19 Publié dans Manipulations médiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chomsky, manipulations médiatiques, médias, propagande, manipulation, presse, censure, liberté d'expression |
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samedi, 04 septembre 2010
Sarrazin und die Meinungsfreiheit

Sarrazin und die Meinungsfreiheit
Die Ausübung der Meinungsfreiheit soll unbequemer werden - laut Kommentator Martin Krigar, Chefredakteur beim "Westfälischen Anzeiger" (http://www.hammwiki.de/wiki/Martin_Krigar)
(Krigar: "Auch in einer Demokratie kann niemand gezwungen werden, jeder noch so fragwürdigen „freien Meinungsäußerung“ eine wohlige Heimat zu geben.")
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/verlust-vertr...
Zwar nicht die Deutschen, aber die "ausländischen Mitbürger" werden zu ihrer Meinung über Sarrazin befragt...
Brückenbauer gesucht
http://www.op-online.de/nachrichten/blickpunkte/brueckenb...
Böhmer: Sarrazin hat rote Linie überschritten
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/maria-boehmer...
Zu gefährlich: Sarrazin-Lesung abgesagt
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/proteste-sarr...
00:10 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, politique internationale, europe, affaires européennes, immigration, liberté d'expression |
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Thilo Sarrazin und die Scheindemokratie
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dimanche, 14 février 2010
Irrer Plan: Obama-Berater will Steuer auf "Verschwörungstheorien" - oder sie gleich verbieten
Irrer Plan: Obama-Berater will Steuer auf »Verschwörungstheorien« – oder sie gleich verbieten
Gehören Sie auch zu den Leuten, die glauben, dass Präsident Kennedy und Martin Luther King von den Geheimdiensten ermordet wurden? Oder dass die bemannte Mondlandung niemals stattgefunden hat? Oder dass die »Klimakatastrophe« ein Schwindel ist? Dann ziehen Sie sich mal warm an. Denn ein Berater des ach-so-guten US-Präsidenten Barack Obama hat vorgeschlagen, solche Theorien zu verbieten, zu besteuern und/oder die Wahrheitssuchenden zu unterwandern und von ihrer Meinung abzubringen. Der Vorgang gibt all jenen Recht, die Obama von vorneherein für einen Albtraum gehalten haben.
Obama-Berater will Verschwörungstheorien verbieten? Toll. Dann hat endlich die Geschichte von Obama bzw. Osama und den 19 Räubern ein Ende, die am 11. September 2001 auszogen, die Weltmacht USA zu attackieren. Oder die Verschwörungstheorien über Saddam Husseins Massenvernichtungswaffen, die nie gefunden wurden. Oder die Theorien, dass der Iran demnächst eine Atombombe bauen kann. Doch man ahnt es schon: Diese Verschwörungstheorien sind natürlich nicht gemeint. Vielmehr sind jene Theorien im Visier von totalitären Politikern, die den obrigkeitlichen Blödsinn immer wieder als Verschwörungstheorie entlarven.
»Viele Millionen Menschen glauben an Verschwörungstheorien«, heißt es in dem Papier des offiziellen Verschwörungstheoretikers Cass R. Sunstein, dem jetzigen Chef von Obamas Office of Information und Regulatory Affairs. Sunstein ist Juraprofessor an der Harvard Law School, wo Barack Obama von 1988 bis 1991 studierte. Sein dubioses Papier verfasste er 2008, was ihn möglicherweise gleich als Regierungsberater empfahl. Aber halt – so beginnt ja schon wieder eine Verschwörungstheorie!
Und das wollen wir natürlich nicht. Denn Verschwörungstheoretiker glauben, so Sunstein, »dass mächtige Leute zusammengewirkt haben, um die Wahrheit über einige wichtige Machenschaften oder schreckliche Ereignisse zu unterdrücken«. Na, so was: Das ist natürlich kompletter Unsinn. Schließlich arbeiten die Mächtigen dieser Welt Tag für Tag ausschließlich für die Wahrheit, die Wahrheit und nochmals die Wahrheit. Nicht zu vergessen das Wohl der Menschheit. »Diejenigen, die an Verschwörungstheorien glauben, können ernste Risiken heraufbeschwören, einschließlich des Risikos der Gewalt.« Das ist allerdings wahr. Man denke nur an Gewalttäter wie den Verschwörungstheoretiker George W. Bush.
Zunächst einmal müsse man die Bedingungen erkennen, unter denen Verschwörungstheorien gedeihen, meinen Sunstein und sein Co-Autor Adrian Vermeule. Den beiden kann geholfen werden: »Verschwörungstheorien« blühen immer dann, wenn die offiziellen Verschwörungstheorien so miserabel sind, dass sie nun wirklich kein Mensch mehr glaubt und die Leute nach besseren Erklärungen suchen. Und weil den Verbreitern der offiziellen Verschwörungstheorien sämtliche Felle davon schwimmen, wollen sie unbequeme Meinungen gesetzlich unterdrücken oder anderweitig unterminieren. Die zweite Herausforderung bestehe darin, Wege zu finden, wie solche Verschwörungstheorien untergraben werden können, heißt es in dem Papier.
Wie wär’s damit: Einfach mal die Wahrheit sagen! Nicht doch. Das geht nämlich überhaupt nicht. Das US-Imperium würde an der Wahrheit glatt zerbrechen – insbesondere an der Wahrheit über den 11.9. Die Lügen der US-Geschichte sind konstitutiv, seien es nun die Lügen über den Untergang der Maine 1898, über Pearl Harbor 1941, den Kennedy-Mord 1963 oder eben über den 11.9.2001. Die Lügen und Inszenierungen sind fester Bestandteil und Rechtfertigung für die eigene Geschichte und das eigene Handeln. Daher müssen sie verteidigt werden, und da kennt die Fantasie keine Grenzen. »Wir können uns eine Reihe von möglichen Maßnahmen vorstellen«, schreiben die Autoren:
– Die Regierung könnte Verschwörungstheorien verbieten.
– Die Regierung könnte eine Art finanzielle oder andere Abgabe über die Verbreiter von Verschwörungstheorien verhängen.
Das Beste sei aber die »weltanschauliche Infiltration von extremistischen Gruppen«. Mit »extremistischen Gruppen« ist wiederum nicht die US-Regierung gemeint, sondern Leute, die sich über das Weltgeschehen so ihre eigenen Gedanken machen. Faustregel: Wer die Lügen der US-Regierung nicht glaubt, muss einfach ein Extremist sein. »Wir schlagen eine spezielle Taktik vor, um den harten Kern von extremistischen Gruppen aufzubrechen, die Verschwörungstheorien verbreiten«, fabulieren Sunstein und Vermeule. Dabei sollen Zweifel an der »Verschwörungstheorie« gesät und so deren »gewünschte« Aufspaltung erreicht werden. Regierungsagenten könnten sich in Chat-Räume und soziale Netzwerke begeben, um die Verschwörungstheorien »zu unterminieren«.
Damit war der Mann möglicherweise reif für eine große Karriere bei Präsident Obama.
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Ergänzender Link zu diesem Artikel:
http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=121884
Dienstag, 09.02.2010
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vendredi, 01 mai 2009
Vrijheid van meningsuiting: de puntjes op de i
VRIJHEID VAN MENINGSUITING: DE PUNTJES OP DE i
door prof. Matthias E. Storme - http://bitterlemon.eu
Vrijheid van meningsuiting is vandaag de dag een belangrijk thema, zowel omwille van de reële aantastingen ervan in onze samenleving als omwille van de totaal onterechte hulpkreten erover, beiden vaak vanuit "linkse" hoek. Een van de meest groteske karikaturen van het vraagstuk is wel de tekst die geschreven werd door de "vrijzinnig-humanistische" organisatoren van de "Nacht van de censuur" (21 juni 2008), nl. Rik Pinxten en Björn Siffer [1] (zie ook al de terechte kritiek van Filip van Laenen [2]). Hoog tijd dus om even de puntjes op de i te zetten.
Wat voor iets is "vrijheid van meningsuiting"?
Vrijheid van meningsuiting is op de eerste plaats een juridisch begrip. De vrijheid van meningsuiting is een van de fundamentele vrijheden waarvan de erkenning noodzakelijk is opdat een staat een rechtsstaat zou zijn. Die vrijheid gaat aan de staat vooraf en een staat die deze niet erkent is geen rechtsstaat. Omgekeerd is het waarborgen van deze vrijheden een deel van de legitimatie van de staat tot overheid. Deze erkenning, naast andere kenmerken, legitimeert het geweldmonopolie van de overheid.
Met "waarborgen" van de vrijheid van meningsuiting bedoel ik enerzijds de afwezigheid van inperking ervan door die overheid zelf (geen overheidsgeweld), anderzijds het waarborgen dat die vrijheid ook niet door anderen met geweld wordt ingeperkt of bestreden.
Men verwart nogal vaak de "vrijheid" van meningsuiting als juridisch begrip met zoiets als een "recht op vrije meningsuiting" dat in zijn algemeenheid niet bestaat of minstens niet hoeft te bestaan om van een rechtsstaat te spreken. Zo'n grond"recht" zou betekenen dat de overheid zou moeten garanderen dat iedereen overal daadwerkelijk zijn mening zou kunnen uiten (zie punt 2).
Het geweldmonopolie van de overheid anderzijds maakt dat de overheid de burgers moet beschermen tegen geweld; dit geldt a fortiori voor burgers die geweld ondervinden omwille van het gebruik dat zij maken van de vrijheid van meningsuiting.
Waar geldt die vrijheid van meningsuiting?
De fundamentele vrijheid van meningsuiting is een vrijheid zijn mening te uiten met eigen middelen op eigen kosten en in de publieke ruimte. Vanuit het oogpunt van de rechtsstaat hoeft die vrijheid helemaal niet te gelden op privédomein. In mijn huis beslis ik in beginsel wie ik binnen laat (hierbij laat ik natuurlijk even de verplichtingen jegens gezinsleden buiten beschouwing) en beslis ik dus ook wie daar welke vrijheid van meningsuiting heeft. Hetzelfde geldt op mijn website. Zo ook heeft elk medium juridisch natuurlijk de vrijheid om te beslissen welke meningsuitingen in dat medium geduld worden of niet. Natuurlijk, wanneer ik ruimte die mij toebehoor door middel van een overeenkomst verhuur of anderszins ter beschikking stel van iemand anders, moet ik mijn overeenkomst naleven. Een huurder die zijn contract naleeft kan ik dus in beginsel niet buiten zetten omwille van enige meningsuiting vanwege die huurder.
Op wiens kosten geldt er vrijheid van meningsuiting?
Aangezien de vrijheid van meningsuiting de vrijheid is om op eigen kosten zijn mening te uiten, bestaat er geen juridische verplichting vanwege de overheid om ervoor te zorgen dat iedereen de praktische middelen heeft om overal en altijd in het publieke domein zijn mening te uiten. Wel mag een overheid omwille van de monopoliepositie waarover ze beschikt niet discrimineren, en dat heeft ook zijn weerslag op deze vraag. Wanneer er activiteiten van meningsuiting met overheidsgeld, d.i. belastinggeld, ondersteund worden, dan mag de overheid niet discrimineren, d.i. geen onderscheid maken op basis van de daarbij geuite meningen, tenzij dat onderscheid redelijk kan worden verantwoord aan de hand van een legitieme doelstelling van de overheid. Een publieke zender, die rechtstreeks gesubsidieerd wordt door de overheid, is dus verplicht om onpartijdig te zijn en de verschillende meningen evenwichtig aan bod te laten komen. Als een overheid debatten subsidieert, dan dient de overheid ervoor te zorgen dat er enig evenwicht is in de meningen die daarbij een kans krijgen (daarom niet in elk debat afzonderlijk, maar wel over het geheel genomen). Dat betekent natuurlijk niet dat alle meningen evenveel aan bod moeten komen, of precies in evenredigheid met hun aanhang in de samenleving. Ook mag de overheid enige voorkeur aan de dag leggen voor meningen die de maatschappelijke vrede, de welvaart, de goede zeden en andere legitieme maatschappelijke doeleinden die verband houden met de taak van de overheid bevorderen. De overheid is ook gerechtigd tot op zekere hoogte maatregelen te nemen die de participatie van zoveel mogelijk burgers aan het publieke leven bevorderen.
Zijn er dan geen grenzen aan de vrijheid van meningsuiting?
Natuurlijk zijn er grenzen aan de vrijheid van meningsuiting, zoals er aan alle fundamentele vrijheden grenzen zijn. Enkel kan de juridische inperking van de vrijheid van meningsuiting, ondersteund door de sterke arm van de overheid (overheidsgeweld dus) in een op vrijheden gebouwde rechtsstaat maar heel beperkt zijn, met name waar een meningsuiting een onmiddellijk gevaar betekent voor een belangrijk rechtsgoed zoals het leven, de lichamelijke integriteit en gezondheid of de eer en goede naam van personen. Daarom is het aanzetten tot geweld een mogelijke inperking van de vrijheid van meningsuiting. Een juridische beperking aan die vrijheid in geval van "aanzetten tot discriminatie" daarentegen is nonsens, omdat discriminatie per definitie elk onderscheid betreft dat niet redelijk wordt gerechtvaardigd, terwijl de essentie van een fundamentele vrijheid er juist in bestaat dat men zich jegens de overheid niét met een redelijke uitleg moet rechtvaardigen voor de onderscheidingen die men in het gebruik van die vrijheid maakt. Nog erger wordt het wanneer een overheid de vrijheid inperkt met het excuus van de bescherming van "groepen" van personen. De inperking is slechts gerechtvaardigd ter bescherming van de rechten van concrete mensen, en niet omdat men een "groep" zou beledigen, a fortiori niet wanneer men een profeet van 13 eeuwen terug (waarvan het bestaan hebben overigens erg betwistbaar is) zou beledigen.
Er kunnen nog andere beperkingen gelden op de vrijheid van meningsuiting dan een verbod op aanzetten tot geweld, maar bij nader toezien kunnen die beperkingen nooit slaan op de mening zelf, op de inhoud van de boodschap, maar slechts op de wijze waarop of omstandigheden waarin die wordt geuit, en met name omdat die een concreet gevaar opleveren voor de medemens. Zoals ten onrechte brand roepen in een volle zaal. Maar dan gaat het dus niet meer om de meningsuiting die verboden wordt. Sommigen hebben met dit argument ook geprobeerd een verbod op zgn. aanzetten tot haat te legitimeren, met daarbij nog het lege argument dat haat geen mening zou zijn. Zij dwalen. Het is niet omdat een mening hatelijk is, of als hatelijk zou worden gepercipieerd, dat het geen mening is.
Zijn er dan geen morele grenzen of verantwoordelijkheden verbonden met die vrijheid?
Vanzelfsprekend wel. Meer nog, het gebruik van de vrijheid brengt altijd een morele verantwoordelijkheid met zich mee voor de wijze waarop die vrijheid wordt gebruikt, zoals dat ook geldt voor de wijze waarop elke andere vrijheid wordt gebruikt. Maar buiten de zopas genoemde, zeer enge juridische beperkingen die kunnen gelden, gaat het dan ook om morele grenzen, grenzen die niet met geweld mogen worden opgelegd. Zoniet is er overigens geen vrijheid en dus ook geen morele verantwoordelijkheid. Over de concrete invulling van die morele maatstaven binnen het gebruik van de vrijheid van meningsuiting kan men in een democratische samenleving van mening verschillen. Ook om die reden worden die morele beperkingen in een rechtsstaat niet tot juridische verboden verheven. Maar dat ontslaat ons niet van onze morele verantwoordelijkheid. Die morele verantwoordelijkheid is veelvuldig. Zij betreft op de eerste plaats de verantwoordelijkheid voor de eigen meningsuiting, waarbij men niemand nodeloos dient te kwetsen of te benadelen. Dat heeft met respect voor elke mens te maken. Het betreft ook de verantwoordelijkheid voor de morele en maatschappelijke invloed van de eigen meningsuitingen. Zij betreft ook de deugd van de tolerantie, die respect voor de meningsuitingen van anderen vereist. Dat betekent ook dat moreel handelende personen ook op hun privéterrein een voldoende respect voor andermans meningen zullen betuigen, als een tolerante gastheer. Maar het betekent evenzeer dat iedereen de vrijheid heeft om meningsuitingen van anderen die moreel niet verantwoord zijn aan de kaak te stellen en om anderen omwille van hun onfatsoenlijke meningen desgevallend te "discrimineren". Zo heeft men niet enkel de vrijheid maar soms zelfs de morele plicht om handelingen van anderen ook al zijn ze juridisch toegelaten, als immoreel te verwerpen. Christenen moeten de caritas beoefenen tegenover personen, maar moeten zonodig hard zijn in het aanklagen van bepaalde praktijken, zelfs indien die door de heersende "paarse" moraal als belangrijke verworvenheden worden beschouwd.
Noten
[1] R. Pinxten & B. Siffer, “Censuur, een veelkoppig monster”, De Standaard 21 juni 2008, http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelId=6C1TDTHQ
[2] zie ook al de terechte kritiek van Filip van Laenen, “Censuur, Inderdaad een Veelkoppig Monster”, Brussels Journal 22 juni 2008, http://www.brusselsjournal.com/node/3352.
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mardi, 28 avril 2009
Vrijheid en/of Gelijkheid? Interview met Matthias Storme
VRIJHEID EN/OF GELIJKHEID?
Interview door Jonas Vincken met Matthias Storme in Dwars
Matthias Storme schuwt de controverse niet: na de veroordeling van het Vlaams Blok wegens racisme uitte hij zijn ongenoegen met de woorden: "Ik vind het nu bijna een morele plicht om op het Vlaams Blok te stemmen." Weinig professoren ontlokken zoveel reactie als deze hoogleraar aan de UA, buitengewoon hoogleraar aan de KUL en fervent tegenstander van de Belgische antidiscriminatiewetgeving. Een gesprek.
In navolging van de Europese richtlijnen vaardigde België in 2003 een wet uit ter bestrijding van discriminatie. Discriminatie werd hierin beschreven als "een verschil in behandeling dat niet objectief en redelijkerwijze gerechtvaardigd wordt". Er werd uitdrukkelijk gespecificeerd dat deze wet zowel in verticale (tussen de overheid en de burgers) als in horizontale relaties (tussen burgers onderling) geldt. De Kamer gaf recent haar goedkeuring aan een herwerkte antidiscriminatiewet. Er zijn een heel aantal wijzigingen, maar de essentie blijft dezelfde: de overheid mag en moet optreden bij elke vorm van discriminatie in de publieke sfeer. Volgens een aantal juristen en academici is dat een stap te ver. dwars vroeg de mening van Matthias Storme.
De nieuwe wet is geen verbetering, volgens u. Kan u dat toelichten?
MATTHIAS E. STORME: Het hele principe van antidiscriminatiewetten met een horizontale werking vind ik nonsens. Deze tasten immers de fundamentele vrijheden aan, de allerbelangrijkste verworvenheden van onze Westerse beschaving. De antidiscriminatiewet legt de burger de verplichting op al zijn daden en meningsuitingen objectief en redelijk in rechte te kunnen verantwoorden. Maar de essentie van de vrijheid van meningsuiting is net dat ik niet gevraagd kan worden me voor een rechter te verantwoorden voor het uiten van een bepaalde mening! Elke keuze die je maakt, elke beweging die je doet en elk woord dat je spreekt kan een ongelijke behandeling van de ene persoon ten aanzien van de andere inhouden. De essentie van een vrije samenleving is dat je een heel domein van activiteiten hebt waar je je niet voor moet verantwoorden aan de overheid.
Is het geen kwestie van een middenweg vinden?
STORME: Neen. Sommigen beweren dat de twee combineerbaar zijn, dat je een evenwicht moet zoeken tussen de antidiscriminatiewet en de essentiële vrijheden zoals de vrijheid van meningsuiting. Onzin: volgens mij zitten zij er totaal naast. Het is het ene of het andere. Als je democratie definieert als onder meer gebaseerd op een aantal fundamentele vrijheden en rechten, dan tast de antidiscriminatiewet net de kern van de democratie aan. Een wet als deze maakt de open samenleving kapot. Ze duldt in het openbare leven enkel nog keuzes die voor een rechter redelijk verantwoord kunnen worden. De open society - opnieuw een modieuze uitdrukking dankzij onze premier - veronderstelt echter vrijheid. Een vrijheid op basis waarvan mensen in de publieke sfeer kunnen treden, en zich niet achter slot en grendel moeten verschansen om nog iets te mogen zeggen of doen.
Men heeft toch duidelijk doen blijken dat men de wet niet zal gebruiken om iedere mogelijk discriminatoire uiting van individuen in de publieke sfeer af te wegen?
STORME: Dat maakt het des te erger. Als je zegt "niet iedere uiting", dan betekent dat dat de gevestigde macht bepaalt welke uitingen wel en welke niet toegelaten zijn. De willekeur installeert zich. Niet enkel de rechter, ook de overheid krijgt te veel macht. De essentie van onze grondwet is dat de overheid zich niet mag moeien met meningsuitingen.
De antidiscriminatiewet doet dat wel door onder andere het beledigen van groepen strafbaar te stellen. Wetten tegen laster en eerroof wegens het beledigen van individuen bestaan echter al veel langer: deze zijn uiteraard ook een inperking van de vrijheid van meningsuiting. Daar kan het dan wel?
STORME: Ik vind van wel, ja. Je mag niet te ver gaan in het smoren van het publieke debat, maar laster en eerroof is een ernstige aantasting van de waardigheid van mensen. Het beledigen van groepen is dat niet. Individuen hebben waardigheid, groepen niet.
Mensen ontlenen een stuk van hun identiteit aan de groep waartoe ze behoren.
STORME: Dat zal je mij als flamingant niet horen ontkennen.
Worden ze dan niet evenzeer in hun waardigheid getroffen wanneer de groep waarvan ze deel uitmaken beledigd wordt?
STORME: Dat is de prijs die een democratische samenleving moet betalen, vind ik. Daarover kan je van mening verschillen, maar persoonlijk maak ik me ernstig zorgen over het strafbaar stellen van belediging van groepen.
U zegt dat men daarover van mening kan verschillen. Als een meerderheid van de bevolking dus meent...
STORME: (onderbreekt) Wacht, dan moet je eerst weten of een meerderheid dat inderdaad vindt. Wanneer je een fundamentele vrijheid inperkt, zou een meerderheid van de stemmen in een referendum een absolute voorwaarde moeten zijn, wat mij betreft. Nu krijgt de bevolking geen kans zich hierover uit te spreken. Mócht er effectief een meerderheid blijken te zijn, dan zou de legitimiteit van zo'n wet stukken groter zijn dan van de wetten die nu enkel door het parlement goedgekeurd worden.
Het parlementaire systeem van politieke vertegenwoordiging blijft volgens u dus in gebreke. Hoe vertekent deze vorm van democratie de stem van de Belg?
STORME: Minder en minder partijen staan voor een coherente ideologie. Vroeger koos je voor een samenlevingsmodel wanneer je op een bepaalde partij stemde. Dat is nu niet meer het geval, dus de representatieve democratie alleen is niet langer zaligmakend. Het is tijd voor een flinke scheut directe democratie.
Verliest de huidige vorm van democratie een deel van haar legitimiteit omwille van de popularisering van de politiek?
STORME: De partijen zijn commerciële machines geworden. Genuanceerde vormen van referenda zoals die er in Zwitserland zijn, zouden een hele vooruitgang voor de democratie betekenen. Daar kan het volk zélf een referendum in gang zetten en bepalen niet enkel politici het voorstel en de formulering ervan. De vraag is of we daar rijp voor zijn. Momenteel wordt de bevolking dom gehouden: je moet ze opvoeden om aan directe democratie te doen. Ik ben de laatste om te denken dat het volk altijd gelijk heeft, maar ik vrees dat we momenteel in een situatie zijn terechtgekomen waar het volk net iets meer gelijk heeft dan de politici.
Discriminatie is een reëel probleem in de hedendaagse maatschappij. Als antidiscriminatiewetten uit den boze zijn om dit te bestrijden, wat stelt u dan voor als alternatief?
STORME: Ten eerste is niet alle discriminatie fout, en ten tweede moet je niet alles wat onfatsoenlijk is met juridische dwang bestrijden. Discriminatie betekent datgene wat niet redelijk verantwoord wordt. Niet alles in het leven wat niet redelijk verantwoord wordt, is onfatsoenlijk, en zelfs als het zo is, betekent dat nog niet dat het verboden moet worden. We gaan hoe langer hoe meer naar een perverse identificatie van recht en moraal. Dat werkt in twee richtingen: alles wat men niet fatsoenlijk vindt, tracht men te verbieden, en alles wat niet verboden is, wordt tegenwoordig fatsoenlijk geacht. Daar krijg je een omgekeerde repressie: als iets wettelijk toegestaan is - ik denk bijvoorbeeld aan abortus - wordt je verplicht het niet enkel te dulden maar het ook moreel goed te vinden, anders zou je een antidemocraat zijn.
Dat is nu echter nog niet het geval.
STORME: Neen, inderdaad niet, maar daar gaan we wel naartoe. Dat is de tendens van de politieke correctheid.
Is het eigenlijk geen vals probleem, net omdat recht en moraal momenteel nog niet samenvallen? Los van elkaar mogen ze immers niet staan: het is toch de bedoeling het recht op morele grondslagen in te richten?
STORME: Het zou inderdaad fout zijn om te zeggen dat de twee niets met elkaar te maken hebben, dat de morele en de juridische visie met elkaar in de clinch liggen. Het is iets genuanceerder, in die zin dat ethiek wat mij betreft gebaseerd is op deugden, en tolerantie is een erg belangrijke deugd. Tolerantie houdt net in dat je de dingen die je onfatsoenlijk acht tolereert, omdat dat minder erg is dan ze te bestrijden. Datgene wat men moreel verkeerd vindt binnen bepaalde grenzen juridisch toelaten is dus eigenlijk een zeer morele houding.
Een van de dingen die de wet verbiedt is het oproepen tot haat. Vindt u dat dat nog getolereerd moet worden?
STORME: Het grote probleem is dat "haat" uitermate subjectief is. Als ik bijvoorbeeld het arrest van het Hof van Beroep over het Vlaams Blok las, dan was mijn indruk dat het droop van de haat: haat tegen een bepaalde politieke overtuiging. Wat is dan de legitimiteit van dat arrest, dat het Blok veroordeelde wegens het aanzetten tot haat? Anderen zullen zeggen dat ze het arrest helemaal niet haatdragend vonden. Maar dat is het probleem: iets haatdragend vinden is een subjectieve indruk. Het aanzetten tot haat verbieden is dus uiterst gevaarlijk, want dan tast je de vrijheid van meningsuiting diepgaand aan. Sommige van mijn collega's beweren dat haat geen mening is. Dat vind ik totaal misplaatst. Zo beperk je de vrijheid van meningsuiting tot enkel de meningen die je aanstaan.
Sociale rechtvaardigheid en gelijke kansen Verwerpt u het hele idee van wettelijk afdwingbare sociale rechtvaardigheid?
STORME: Sociale rechtvaardigheid kan heel wat zaken dekken. Dat er belastingen worden geheven om aan herverdeling te doen, heb ik bijvoorbeeld nooit in vraag gesteld.
U meent dat de antidiscriminatiewet de burgers de verantwoordelijkheid tot moreel handelen ontzegt. Maken verplichte belastingen voor de sociale zekerheid het dan niet evenzeer onmogelijk om solidair te zijn uit verantwoordelijkheidsbesef of uit morele overwegingen?
STORME: Verplichte belastingen zijn geen inperking: noch van de vrijheid van meningsuiting, noch van de vrijheid van vereniging, godsdienst, arbeid of noem maar op. Dat is voor mij een totaal andere context. De efficiënte organisatie van producten en diensten in onze kapitalistische maatschappij leidt tot bepaalde scheeftrekkingen, en het systeem van fiscaliteit en sociale zekerheid dient om dit te compenseren.
Gelijke rechten zijn al sinds lang afgedwongen. In recente tijden is er ook een streven naar gelijke kansen voor iedereen. Hoe staat u daar tegenover?
STORME: België heeft volgens mij een verkeerde keuze gemaakt door in zijn grondwet alles als rechten te formuleren. Neem nu arbeid: volgens de grondwet heeft iedere Belg recht op arbeid. Wat bedoelt men daarmee? Er zijn juist massaal veel wetten die je beletten om te werken! Bedoelt men dat werklozen van de staat kunnen eisen dat ze een job krijgen? Neen, dat ook niet. Zie je, zo'n formulering is nonsens. In een verstandige grondwet - zoals de Duitse - staat dat de overheid tot plicht heeft een tewerkstellingsbeleid te voeren en te betrachten dat zoveel mogelijk mensen kunnen gaan werken.
Bedoelt u dat hetzelfde geldt voor gelijke kansen: ze zijn geen absoluut recht, maar de overheid moet wel een beleid voeren dat erop gericht is de gelijke kansen voor iedereen te bevorderen?
STORME: De overheid moet een beleid voeren om gebrek aan kansen te compenseren.
Nu pleit u dus voor positieve discriminatie.
STORME: (aarzelt) Ja, goed, dat is positieve discriminatie. Maar in een zeer ruime zin van het woord, want in de courante betekenis koppelt men positieve discriminatie vaak aan het behoren tot een bepaalde groep, niet aan het individueel beantwoorden aan een aantal criteria. Dat vind ik fout.
Waarom dat onderscheid? Het gebrek aan kansen van een individu hangt heel vaak samen met het behoren tot een bepaalde groep.
STORME: Het systeem van klassering op groepskenmerken, ongeacht het individu, is bijna nooit verantwoord. Daar zijn ook studies over gemaakt: bijna overal ter wereld waar men aan affirmative action doet op basis van groepskenmerken zie je hetzelfde resultaat: het veroorzaakt een transfer van de zwakkeren uit de sterke groep naar de sterkeren uit de zwakke groep. Een verschuiving binnen de middenklasse: de zwaksten van de maatschappij worden daar nooit door geholpen.
Welke oplossingen ziet u dan?
STORME: Discriminatie is geen éénrichtingsverkeer. Sommige werkgevers nemen bijvoorbeeld liever mannen in dienst, sommige liever vrouwen. Als samenleving heb je er dan geen baat bij ze beide te verplichten evenveel mannen als vrouwen in dienst te nemen. Door het verschil in individuele voorkeuren wordt er tot op zekere hoogte een evenwicht gevonden. Soms krijg je inderdaad een achterstelling van bepaalde groepen, maar daar dient de sociale politiek voor. Subsidies voor gelijkekansenbeleid en het vangnet van de sociale zekerheid zorgen voor compensatie wanneer er geen evenwicht is. Er zit echter een grote contradictie in de huidige retoriek: we worden overspoeld door campagnes die ons ervan moeten overtuigen dat diversiteit een meerwaarde is. Als dat effectief zo is, waarom zouden alle mensen dan zo idioot zijn om te kiezen voor de minderwaarde?
Hoezo, contradictie? Keuzes zijn vaak niet gebaseerd op effectieve competenties maar op beeldvorming.
STORME: Ja, maar neem nu de arbeidsmarkt: een werkgever heeft er zelf belang bij om de persoon in dienst te nemen die het beste is voor de job. Als hij dat niet doet, doet hij dat op eigen kosten - in tegenstelling tot politici trouwens, want wanneer die aan vriendjespolitiek doen, draaien zij er zelf niet voor op. Ik kan me niet voorstellen dat er in ons land werkelijk zo'n probleem is van werkgevers die tegen hun eigenbelang in - omwille van idiote vooroordelen - systematisch minder gekwalificeerde mensen van de juiste kleur in dienst zouden nemen. Neen, er zijn problemen van kwalificatie. Dat los je niet op met een antidiscriminatiewet.
Neem nu een vrouw of een allochtoon met dezelfde opleiding en hetzelfde diploma als een autochtone man: die laatste heeft steevast meer kans de job te krijgen. Dat heeft niet met kwalificatie te maken.
STORME: Een diploma zegt niet alles, je neemt toch geen mensen in dienst enkel en alleen gebaseerd op hun diploma? Natuurlijk spelen daar ook subjectieve elementen, maar dat is altijd in een samenleving die gebaseerd is op vertrouwen, sympathie, antipathie; kortom op alle volstrekt normale menselijke gevoelens. De enige die daar afstand van moet nemen is de overheid. De antidiscriminatiewet is een chantagewet, een wet die maakt dat een burger elk van zijn medeburgers kan aanvallen. Je creëert een samenleving waarin je mensen ertoe aanzet om te procederen tegen hun medeburgers, om elkaar te verklikken en schadevergoedingen van elkaar te eisen.
Op het moment dat je een andere burger aanklaagt, moet je toch al kunnen aantonen dat er sprake zou kunnen zijn van effectieve discriminatie?
STORME: Dat is niet helemaal waar. Je moet zelfs niet eens de moed hebben zelf een proces in te spannen, met het risico te verliezen en de kosten te moeten dragen. Je moet enkel klacht indienen bij de officiële inquisitie, die door de overheid gesponsord wordt met talloze personeelsleden die al het werk voor jou doen.
U doelt op het Centrum voor Gelijkheid van Kansen en Racismebestrijding (CGKR). Zegt u dat ze momenteel op een verkeerde manier werken, of heeft u het tegen het principe dat er zoiets is tout court?
STORME: Tot op zekere hoogte allebei. Ten eerste is het zo dat het CGKR zich in zijn bestaansperiode te veel gericht heeft op meningsuitingen en te weinig op feitelijke discriminaties. Het is dus duidelijk een politiek instrument. Soms heb ik de indruk dat het een beetje keert, maar wanneer er afwijkende meningen zijn, blijft men op elke slak zout leggen. Ten tweede is het zo dat het CGKR buitensporige bevoegdheden heeft die normaal toekomen aan het openbaar ministerie of het parket. De scheiding der machten die we kennen in een democratische rechtstaat wordt niet gerespecteerd. Naast het CGKR mogen nog een aantal andere organisaties optreden wanneer iemand een klacht neerlegt wegens discriminatie, maar de overheid kent hiervoor een oligopolie toe aan een aantal verenigingen. Men schrijft wetten precies op maat van deze verenigingen, zoals het CGKR en de Liga voor de mensenrechten, zodat deze een geprivilegieerde positie krijgen. Nogmaals: antidiscriminatiewetten zijn altijd discriminerend. Ik ken er geen andere.
U zei ooit: "Europa verschilt nog nauwelijks van Iran, een seculiere theocratie: Gods majesteit is vervangen door die van gediscrimineerde groepen: vrouwen, homoseksuelen en allochtonen."
STORME: Die drie groepen waren een toespeling op het boek In de naam van de vrouw, de homo en de allochtoon van de Nederlandse anarchist Bart Croughs.
Maar waarom een theocratie? De gediscrimineerde groepen zoals vrouwen, holebi's en allochtonen maken een overgrote meerderheid van onze samenleving uit. En een theocratie van de meerderheid, heet dat geen democratie?
STORME: Waar het mij om gaat is dat men voor die groepen rechten schept die men mensenrechten noemt en die niet langer in vraag gesteld mogen worden. Men moet niet enkel die wetten respecteren, het wordt zelfs verboden ideeën te uiten met het oog op de wijziging van die wetten. Neem bijvoorbeeld de veroordeling van het Vlaams Blok: die is er ten dele gekomen omdat het Blok in haar partijprogramma wetsvoorstellen deed waarvan gezegd werd dat ze in strijd waren met de mensenrechten. So what? De regels inzake mensenrechten kunnen toch democratisch gewijzigd worden? Die nieuwe rechten zijn er toch ook gekomen door een wijziging van de grondwet? Dat is dus wat Marcuse partisan tolerance noemt: je mag blijkbaar enkel tolerant zijn in één richting, maar niet in de andere. Waarom zou de grondwet niet in de andere richting gewijzigd mogen worden?
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jeudi, 19 mars 2009
Chauprade: refonder un monde multipolaire
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Chauprade : "refonder un monde multipolaire" |
| Ex: http://unitepopulaire.org/ | |
| « Mes détracteurs cherchent à faire de moi un complotiste. Or, je ne suis pas plus complotiste que ceux qui défendent la version officielle [des attentats du 11 Septembre]. […] Ne perdons pas de vue que le monde est partagé entre deux représentations de ces attentats. En Chine, en Russie, dans le monde arabe, en Amérique latine, bref dans l’écrasante majorité du monde non occidental, on ne croit pas à la version officielle. Je ne dis pas qu’il faut reprendre à son compte ces doutes, je dis simplement que cela fait partie de la réalité géopolitique du monde. […] Je revendique le droit de douter. C’est là le fondement de la recherche scientifique. En histoire et en géopolitique, cela consiste à s’interroger sur la vérité de tel ou tel événement historique, de la confirmer, de la nuancer ou de l’infirmer, si elle est inexacte dans sa formulation. C’est cela qu’on nous refuse. Car au-delà de mon cas, ce qui est remis en question, c’est le droit élémentaire de douter, de s’interroger. Je ne suis pas le seul. Beaucoup d’autres ont été frappés avant moi. Ce qui montre qu’il y a un resserrement des libertés dans notre pays. […] Dès le moment où un Etat, en l’occurrence les Etats-Unis, a délibérément menti sur les armes de destruction massive pour justifier son attaque contre l’Irak, je ne vois pas ce qui justifierait de prendre pour parole biblique la version qu’il donne du 11 Septembre. […] Le point de départ du mondialisme est la finance new-yorkaise, qui n’a cessé d’accroître son emprise sur le monde. Elle fait de la géopolitique depuis l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale. Or, la finance est entrée en crise, et avec elle le projet mondialiste. Le moment est venu de refonder un monde multipolaire. Ma crainte, c’est que les Européens soient absents de cette refondation. On voit les Russes, les Chinois, les Sud-Américains. On ne voit pas émerger de conscience européenne, ni de réveil des peuples européens. L’Europe semble être tombée en léthargie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Or, la paix découle d’équilibres entre les puissances. Dès lors que l’une d’entre elles s’affaiblit dans son identité, dans ses capacités militaires, dans sa faculté à se penser, elle s’expose à disparaître, broyée par des civilisations fières de leur identité, qui ont le nombre avec elles. […] J’invite mes amis à rester discrets. Moi je suis sorti et je vais continuer le combat à l’extérieur. Eux doivent rester pour le mener à l’intérieur. Que mes amis ne s’inquiètent pas pour moi. Ils vont voir mon combat redoubler en intensité. »
Aymeric Chauprade, interviewé par Le Choc du Mois, février 2009
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De moderne Inquisitie : Fall Sascha Jung
De moderne inquisitie: Fall Jung
Ex: http://onsverbond.wordpress.org/
Beieren, land van Oktoberfeesten, Alpenhoorns en bergidylle. Land waar traditie en toekomst mekaar ontmoeten in Laptop und Lederhosen. Land met legendarische minister-presidenten als Franz Jozef Strauss en Edmond Stoiber, waar de conservatieve CSU sinds jaar en dag de absolute meerderheid behaalt en de immigratie- en demografische problematiek beantwoordt met “Kinder statt Inder” (Kinderen in plaats van Indiërs). Niet toevallig het favoriete vakantieland van Bart De Wever. Als we aan Beieren denken, roept dat bij ons, nationaal-conservatieven, niets dan goede connotaties op. Beieren, waar mensen nog zelfbewust en trots op hun identiteit zijn, waar Duitsers nog zonder complexen Duits zijn. Dat dachten we tenminste.
DEUTSCHE BURSCHENSCHAFT
De Deutsche Burschenschaft of DB! is een koepelorganisatie van academische clubs. De Burschenschaft ontstond in 1815 uit studentenvrijwilligers die in de oorlog tegen Napoleon dienden. De DB! plaatst zich rond vrijheidslievende, patriottische en democratische beginselen. Haar leuze is Ehre-Freiheit-Vaterland.
De DB! was één van de drijvende krachten achter de burgerrevolutie van 1848. Zonder aan haar beginselen van burgervrijheid, democratie en Duitse eenheid te sleutelen, maar omdat de realiteit veranderde, evolueerde de DB! van revolutionaire beweging in staatsdragend bij de Duitse eenmaking van 1870. In 1936 werd de DB! door het nationaal-socialistisch regime opgeheven en ondergebracht in een academische eenheidsbeweging. De fameuze Gleichschaltung trof ook academische middens. De DB! telt onder haar Alte Herren (= oud-studenten) tal van prominenten: Friedrich Nietzsche, Ferdinand Porsche, Carl Bosch, Max Weber, Otto Skorzeny, … Ook de Vlaamse studentenleiders Albrecht Rodenbach, Jef Van den Eynde en Mon De Goeysse haalden hun mosterd voor de vorm en inhoud van het Vlaamse studentenleven bij de Deutsche Burschenschaft. De DB! staat enkel open voor Duitse mannen die hun dienstplicht vervuld hebben. Leden van de DB! zijn verplicht de Mensur te beoefenen. Anno 2008 bestaat de Deutsche Burschenschaft uit 120 afdelingen - inclusief 6 clubs in Chili - met zo’n 14.000 leden.
SASCHA JUNG
Sascha Jung (°1972) is rechtsgeleerde en Alte Herr van de Münchener Burschenschaft Danubia (°1848), een bijzonder prestigieuze en traditierijke lidvereniging van de DB! In Leipzig geboren, verzette Sascha Jung zich tegen de communistische dictatuur en weigerde zijn dienstplicht in de Nationalen Volksarmee te vervullen omdat hij geen totalitaire staat wou verdedigen. Hij nam ook deel aan de beroemde betoging van het Neues Forum die sterk bijdroeg tot de ineenstorting van de DDR. Na de hereniging vervulde hij twee jaar dienstplicht in de Bundeswehr en werd reserve-officier.
Jung is tevens lid van de sociaaldemocratische SPD en richtte in 1992 der Hofgeismarer Kreis op, een afdeling van de Jungsozialisten (JuSo). Hij stelde zich tot doel “in einer Zeit zunehmender gesamtgesellschaftlicher Orientierungslosigkeit, des Werteverfalls und des Verlustes an realistischen Zukunftsvisionen linkspatriotische politische, ökonomische und kulturelle Alternativen auszuarbeiten und in die sozialdemokratische Politik einzubringen.”
DEMOCRATISCHE PARADOX
In 1971 besloot Willy Brandt, toenmalig sociaal-democratisch premier van de BRD, dat het openbaar ambt enkel ingevuld kon worden door mensen die de democratische rechtstaat onderschreven. Elk jaar maakt het Bundesambt für Verfassungsschütz (staatsveiligheid) een lijst op van organisaties en personen die naar haar oordeel vijandig staan tegenover de democratische rechtstaat of waarvan er genoeg twijfel bestaat omtrent het onderschrijven van die democratische rechtsstaat. Deze personen of leden van deze organisaties kunnen niet benoemd worden in een openbaar ambt: Berufsverbot. Deze maatregel was in volle Koude Oorlog gericht tegen communisten. Zo’n 3,5 miljoen mensen werden als staatsgevaarlijk omschreven, terwijl 11.000 een beroepsverbod kregen en 1.500 uit hun ambt ontzet werden. In 1991 nam Beieren als laatste Bundesland deze maatregel in zijn wetgeving op.
Deze maatregel was bedoeld om de democratie te versterken. Democratie bestaat echter uit vrije burgers met onvervreemdbare rechten en vrijheden: burgers vormen de democratie. Als de democratie evenwel moet beschermd worden tegen zijn burgers, is er dan nog sprake van democratie? De paradox moge duidelijk zijn. Een democratie moet immers niet beschermd worden, maar beschermt zichzelf; niet vanuit de staat, maar vanuit zijn burgers.
HEKSENJACHT
In de periode 1994-2002 was Jung lid van de Aktivitas B! Danubia, maar deed zich een incident voor in het huis van B! Danubia. In 2001 liet een verblijvende gast een vriend overnachten in het huis van B! Danubia. Later bleek dat de vriend van deze gast een gezochte rechtsextremist was. Het Bundesambt für Verfassungsschutz kwalificeerde om deze reden in haar jaarrapport over 2001 B! Danubia als een rechtsextremistische vereniging. Nochtans stelde het politieonderzoek B! Danubia buiten elke verdenking. In Vlaanderen klinkt dit nogal irrelevant, wij Vlaams-nationalisten zijn immers per definitie staatsgevaarlijk.
In Duitsland zit dat evenwel net iets anders in mekaar. De Duitse Groenen eisten confiscatie van het huis en alle tegoeden van B! Danubia, de SPD verklaarde dat Burschenschafter geen lid konden zijn van hun verdraagzame partij, Jung werd uitgesloten maar ging in beroep en kreeg finaal in 2008 gelijk van de rechter. Verder hield de Verfassungschütz het huis van B! Danubia in het oog, terwijl ook diverse linkse demonstraties en aanvallen aan hun huis plaatsvonden, met andere woorden: B! Danubia werd zwaar onder druk gezet.
Traditionele en zelfbewust-Duitse verenigingen als de DB! zijn al langer een doorn in het oog van de linkerzijde. Hun tentakels in de pers bliezen het voorval op tot “Danubia verstopt neonazi”. Toenmalig Beiers minister van Binnenlandse Zaken en huidig minister-president Günther Beckstein (CSU) handhaafde deze staatsgevaarlijke status jarenlang spijts massaal protest. Beieren is zoals gezegd conservatief, maar de rest van Duitsland is dat in veel mindere mate. Allicht door zijn toenmalige ambities om nationaal minister te worden sprong hij mee op de kar van de door de linkerzijde georganiseerde lastercampagne tegen B! Danubia. En zo ontstond ‘Fall Jung’.
FALL JUNG
Sascha Jung slaagde in mei 2004 voor het staatsexamen wat hem toegang gaf tot een loopbaan in de magistratuur. Hij solliciteerde voor een openstaande vacature en loog niet over zijn lidmaatschap van B! Danubia. Zijn kandidatuur werd op grond hiervan in juni niet weerhouden (cfr. supra). Jung moest een andere professionele richting uit. In september 2004 slaagde hij met glans in het examen voor een assistentenmandaat aan de universiteit van Bayreuth. Minister Beckstein interpelleerde de universiteit van Bayreuth echter over zijn twijfel over de “fundamentele democratische overtuiging” van Jung wegens zijn lidmaatschap van B! Danubia en de staatsgevaarlijke kwalificatie van deze nochtans zeer respectabele vereniging. In februari 2005 werd Jung door Eckehardt Beck, rector van de universiteit van Bayreuth, twee dagen lang (!) ondervraagd over zijn politieke, ideologische en andere inzichten en opinies. In april 2005 werd hij nogmaals, voor vijf-en-een-half uur ondervraagd over zijn politieke standpunten door Marion Frisch van het Beierse ministerie van Binnenlandse Zaken. Zeer concreet werd hem verweten een podium aan extreemrechts te hebben gegeven door Horst Mahler van de NPD ooit eens uitgenodigd te hebben voor een lezing. Natuurlijk nodigt B! Danubia tal van andere politici uit. Maar de rede was allang zoek in deze zaak. Vrijheid van vergadering? Vrijheid van meningsuiting? Frisch verklaarde dat ze nog steeds twijfelde aan de politieke ideeën van Jung omdat “er betont weiterhin seine Verbundenheit zur Danubia und ihren Zielen. Die Einstufung des Verfassungsschutzes qualifiziert er ab”. Had hij met andere woorden afstand genomen van zijn broeders en de doelstellingen van B! Danubia, was er geen probleem. Was hij zonder eer geweest en had hij zichzelf en zijn club verloochend, was er geen probleem. Jung is echter een Burschenschafter: Ehre-Freiheit-Vaterland.
In mei 2005 liet de universiteit van Bayreuth weten dat hij niet langer kon aangeworven worden omdat de fondsen voor zijn mandaat ondertussen … aan boeken waren uitgegeven. Jung liet het daar niet bij en bracht de zaak voor de arbeidsrechtbank. Wegens de risico’s en de hoge kosten zag hij zich in februari 2007 echter genoodzaakt om zijn rechtzaak te staken.
BURGERINITIATIEF
Het onrecht dat Sascha Jung werd aangedaan, was zo schandalig dat burgers opstonden. De voormalige topambtenaar dr. iur. Hans Merkel, sinds 1967 lid van de CSU, stichtte de Initiatieve Akademische Freiheit en richtte een verzoekschrift ondertekend door 3.000 Beierse burgers - waaronder bijzonder veel academici, professores en leden van de CSU - aan de Beierse minister van Binnenlandse Zaken om het Berufsverbot tegen Jung op te heffen. Merkel verklaarde zijn initiatief: “Ik ben lid van Münchener Burschenschaft Arminia-Rhenania. Zo u weet, waren de Burschenschafter de speerpunt van de Duitse vrijheidsbeweging in de 19de eeuw en pleitte die vanaf 1815 voor menswaardigheid, de rechtstaat, nationale eenheid en democratisch zelfbeschikkingsrecht. In deze traditie sta ik als Burschenschafter, bewust van de vluchtigheid van de opportunistische tijdsgeest. Danubia streed bij de revolutie van 1848 voor burgerrechten en -vrijheden. In 1919 nam ze deel aan het neerslaan van de Münchner radenrepubliek en redde ons zo van de communistische dictatuur. In 1935 werd ze ontbonden door de NS-dictatuur. Danubia staat voor een vrijheidstraditie! De strijd tegen B! Danubia kadert zich in de strijd van de linkerzijde ‘gegen rechts’, waarbij geen rechtsextremisten gediscrediteerd worden, maar conservatieven en rechtsen.”
Het verzoekschrift van Merkel werd beantwoord met een nietszeggende standaardbrief van minister Beckstein. Burschenschafter uit gans Duitsland betoonden op de Burschentag 2007 in Eisenach hun solidariteit met Sascha Jung, namen de zaak in december 2007 over en dienden klacht in tegen de Beierse regering. Nu heeft de Beierse staat niet langer Sascha Jung of B! Danubia tegenover zich, maar de ganse Deutsche Burschenschaft: 14.000 academici, 120 clubs en bijna 200 jaar traditie in de strijd voor Freiheit en Vaterland. Wordt ongetwijfeld vervolgd!
Vbr. OS lic. rer. pol. Tom Vandendriessche
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mercredi, 11 mars 2009
Soutien tunisien à Ayméric Chauprade
Le soutien des Tunisiens : "Choc de civilisations" et liberté de penser
Si toute histoire n'est que narration, l'Histoire, la grande, elle aussi est une narration. Elle est faite d'agencement causal d'évènements avec la prétention de dire le réel (les évènements) et le vrai (l'agencement causal).
L'Histoire ainsi faite influe sur le futur et détermine les rapports de forces actuels.
Les attentats du 11 septembre 2001 n'échappent pas à cette logique. La restitution qu'en ont faite les autorités américaines dès les premiers jours a constitué non seulement une version officielle, mais aussi une légitimation pour des actions futures (les guerres d'Afghanistan et d'Irak) et une nouvelle politique mondiale : la lutte contre le terrorisme avec le camp du Bien et l'axe du Mal...
Et si la version officielle du 11 Septembre n'était qu'une vulgaire manipulation destinée à légitimer une nouvelle politique définie bien avant ces évènements ? C'est ce qu'on appelle habituellement "la thèse du complot", largement répercutée par la fiction américaine. Nombreux sont les films et les romans où l'on voit de sombres personnages, de préférence de la CIA ou du FBI, ourdir les machinations les plus rocambolesques pour atteindre des objectifs tortueux, un peu comme un coup d'échec, en apparence sans aucune utilité, mais qui prépare une attaque fatale une dizaine de coups plus tard.
Il y a beaucoup de points d'ombre dans la version officielle du 11 Septembre. Il y a ceux qui relèvent de la science (l'effondrement total des deux tours jumelles et d'une autre tour, la tour 47, pour des raisons assez inexplicables) et ceux relatifs à l'enquête elle-même. Il y a aussi l'imbrication prouvée
des services de renseignements israéliens dans l'environnement humain des jihadistes d'Al Qaïda chargés d'accomplir les attentats. L'important, aujourd'hui, n'est pas de statuer définitivement
sur la véracité de la version officielle et des versions "alternatives", mais de ne pas verrouiller ce champ d'investigation...
Et c'est justement de cela dont il s'agit, et en France, pays de Descartes et de Voltaire ! Aymeric Chauprade est un expert en géopolitique connu et reconnu. Il a enseigné les dix dernières années dans la prestigieuse Ecole de Guerre, dépendant du Ministère de la Défense français. Il a publié en janvier 2009 un livre "Chronique du choc des civilisations" qui lui a valu, presqu'immédiatement d'être congédié par le ministre de la Défense lui-même. Son "crime" ? C'est celui d'avoir consacré son premier chapitre à l'exposition des principales réserves sur la version officielle du 11 Septembre (Voir les bonnes feuilles du livre en page 14).
Le Professeur Chauprade n'est pas un auteur farfelu qui cherche la notoriété à n'importe quel prix. C'est un expert en géopolitique et un homme de science. Il se définit lui-même comme un conservateur classique (voir l'entretien qu'il nous a accordé en page 13). Chauprade n'adhère pas à la thèse du complot, mais il trouve que les arguments présentés contre la version officielle ne manquent pas de pertinence.
Il est évident que ce qui a aggravé le "cas Chauprade" auprès de certains grands médias français est l'implication, qui reste à déterminer, des services de renseignements israéliens dans l'entourage humain des kamikazes du 11 Septembre.
La célérité de la réaction du ministre de la Défense français est vraiment curieuse. Est-il interdit de douter dans le pays de Descartes ? Les idées émises dans le livre de Chauprade sont-elle délictueuses ? A le lire, on n'y voit ni racisme, ni diffamation, ni antisémitisme. Comment comprendre la réaction massive des grands médias pour défendre le magazine français qui a repris les caricatures danoises considérées blasphématoires par de nombreux Musulmans et le lynchage à échelle réduite d'Aymeric Chauprade ?
Y a-t-il des vérités sacrées et d'autres pas ? Le livre de Chauprade est prémonitoire, non pas à cause de ses doutes sur la version officielle du 11 Septembre, mais du titre même "Chronique du choc des civilisations" qui rappelle le célèbre livre de Samuel Huntington "Le choc des civilisations". Les intellectuels libres peuvent de moins en moins penser contre leur communauté ou leur civilisation. Un intellectuel occidental qui attaque l'Islam, même s'il frise le racisme et même si son argumentation est basée sur de fausses informations, trouve immédiatement des réseaux de solidarité et tous les grands médias revendiqueront sa liberté de penser.
Mais s'il s'attaque à certaines "vérités officielles" qui fondent la conscience occidentale, la machine médiatico-politique le broiera. Encore faut-il rappeler que la situation de l'intellectuel libre en terre d'Islam est loin d'être reluisante. Lui ne risquera pas l'omerta des médias et l'infamie publique seulement, mais aussi son intégrité physique et parfois sa vie.
Qu'on le souhaite ou qu'on le déplore, le "Choc des civilisations" est en ordre de bataille. Ses premières victimes sont la liberté de penser et les intellectuels indépendants.
Zyed KRICHEN
00:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, censure, totalitarisme, liberté d'expression, europe, affaires européennes, maghreb, afrique du nord, liberté de penser, choc des civilisations |
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vendredi, 20 février 2009
Les nouvelles censures
LES NOUVELLES CENSURES
Par Unité Populaire, http://unitepopulaire.org/
« Procès, pétitions, concerts d’indignation, appels à la vigilance : difficile aujourd’hui d’exprimer une pensée forte sans s’exposer à ces formes subtiles de censure qui jouent sur l’intimidation et la peur. L’actualité en fournit des exemples à un rythme incessant. (...) La liberté de parole semble se rétrécir comme une peau de chagrin, soit en raison d’une pénalisation du débat, soit parce que les clercs de l’idéologie dominante, manient avec un talent consommé l’art de l’intimidation morale. Du coup, soit on pense comme tout le monde parce qu’on a oublié qu’il est possible de penser autrement, soit on se cache, par crainte du ridicule ou par peur. (...)
Il n’est pas jusqu’aux bouffons du roi qui en perdent leur insolence. Certains sketches de Pierre Desproges, à les réécouter vingt ans après, semblent avoir été prononcés sur une autre planète, où l’on ne vivrait pas en permanence, comme sur la nôtre, dans la hantise de franchir une invisible ligne jaune, d’autant plus redoutable qu’on ne sait pas trop qui l’a fixée, ni où elle se trouve. (...) Si les humoristes ont du mal à plaisanter, intellectuels, penseurs, journalistes et hommes politiques sont évidemment soumis à des contraintes bien plus pressantes. L’actualité des dernières années ne manque pas d’exemples de ce rétrécissement de la liberté de parole, toujours sous couvert d’humanisme, de respect et de tolérance. (...)
Inoubliable pour son rôle de postier en chef dans Bienvenue chez les Ch’tis, Kad Merad est amateur de cigares. Dans une interview à un magazine spécialisé, il a ainsi raconté qu’il appréciait "le cigare à l’apéro". Grave erreur : la cour d’appel de Paris vient de condamner la publication à payer 5 000 euros de dommages et intérêts à l’association Droits des non-fumeurs pour “publicité directe ou indirecte en faveur du tabac”. Le journal avait eu le tort, selon la cour, d’associer le tabac "à une image positive, celle d’un acteur connu de cinéma". Connaissant l’activisme judiciaire des modernes ligues de vertu, on voit mal comment ce type de jugement ne s’élargirait pas désormais au vin et à l’alcool. Il risque d’être bientôt impossible, sous peine de poursuites, d’avouer dans la presse qu’on aime le gevrey-chambertin ou les armagnacs hors d’âge. Et pourquoi ne pas traquer aussi les amateurs de religieuses au chocolat, dés lors qu’on exhorte sans cesse les gens à ne pas manger gras, salé, sucré ? (...)
Finis les balayeurs, les mendiants, les handicapés, les voyous : bienvenue aux techniciens de surface, aux SDF, aux personnes à mobilité réduite, aux “jeunes”. Adieu les Noirs, les Jaunes et les Arabes, tous fondus dans ce grand melting-pot des “personnes issues de la diversité” – comme si le fait de nommer l’origine de quelqu’un revenait à lui manquer de respect. Le syndicat des bouchers n’a pas manqué de se ¬plain¬dre, à l’occasion d’on ne sait plus quel fait divers sanglant, que les médias parlent d’une “boucherie”. Le respect des personnes et des communautés se marie mal avec celui du vocabulaire – et l’on sait bien que la censure du vocabulaire débouche toujours sur une cen¬sure de la pensée. À force de ne plus donner aux choses leur vrai nom, on finit par ne plus les voir comme elles sont. Et c’est parce que nous ne sommes plus ca¬pables de regarder la mort, comme le soleil, en face, que plus personne n’est, jamais, en danger de mort : c’est seulement le “pronostic vital” qui, lui, est “engagé”. (...)
En 2007, des plaintes déposées contre le “racisme” de Tintin au Congo décidaient un éditeur américain à renoncer à publier le livre. La même chose arrivera-t-elle bientôt à Ronsard ? Un rapport de la Halde, daté du 6 novembre 2008, se penchait sur les “stéréotypes et discriminations dans les manuels scolaires”. Après nous y avoir appris que le simple fait de représenter un jeune homme qui "aspire au ¬mariage avec une femme et à une famille hétéroparentale" constitue un odieux stéréotype "hétérosexiste" et déploré qu’on n’évoque pas les comportements homosexuels dans l’étude de la reproduction du rat, les auteurs, avec leur imperturbable sérieux, attirent l’attention sur les manuels de français : "Le poème de Ronsard Mignonne allons voir si la rose est étudié par tous les élèves. Toutefois, ce texte véhicule une image somme toute très négative des seniors. Il serait intéressant de pouvoir mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces stéréotypes." Sans doute faut-il se dépêcher d’en rire, car il se pourrait que nous ne tardions pas à devoir en pleurer. »
Valeurs Actuelles, "On ne peut plus rien dire", 2 janvier 2009
00:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : censure, manipulations médiatiques, liberté d'expression, médias, journalisme, tyrannie, totalitarisme |
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lundi, 16 février 2009
Chauprade porte plainte
CID : Chauprade porte plainte contre Morin pour "discrimination" devant la Cour de Justice de la République
"Aymeric Chauprade, qui a été congédié le 5 février du Collège interarmées de Défense à la suite de la parution d'un texte mettant en doute ce qu'il appelle la "version officielle" des attentats du 11 septembre, estime que le ministre de la Défense Hervé Morin "a commis un acte de discrimination au sens des dispositions des articles 225-1 et 225-2 du Code Pénal qui punit de trois ans de prison le fait de sanctionner autrui pour ses idées". Son avocat, Maître Antoine Beauquier va saisir la Cour de Justice de la République pour obtenir des sanctions à l’encontre du ministre de la Défense.Se définissant lui-même comme appartenant à la "droite conservatrice", très hostile au courant "néo-conservateur", Aymeric Chauprade affirme que "ses opinions politiques et ses convictions religieuses déplaisaient à Hervé Morin. Croyant plaire à l’entourage du Président de la République, monsieur Morin, qui n’a pas caché que sa décision avait été prise en considération de ce que monsieur Chauprade, de religion catholique, était critique à l’égard de la politique américaine devra répondre de son comportement devant la juridiction compétente" peut-on lire dans un communiqué qu'il publie ce matin. Il ajoute qu'Hervé Morin "a manqué à ses devoirs de ministre, au mépris des principes élémentaires qui gouvernent notre droit public, notamment le droit au débat contradictoire".
Par ailleurs, Chauprade devrait attaquer Le Point en diffamation. La décision du ministre a été prise à la suite de la lecture d'un article de Jean Guisnel sur le site Défense ouverte du Point.fr. Cette affaire devrait également avoir un volet devant le tribunal administratif.
Source
A écouter :
>>> Aymeric Chauprade sur Radio-Courtoisie
11:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : censure, france, géopolitique, liberté d'expression, discrimination, 11 septembre 2001 |
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vendredi, 13 février 2009
Ayméric Chauprade contre-attaque...
Aymeric Chauprade contre-attaque...
SOURCE : LE SALON BEIGE
Interrogé dans le Libre Journal d’Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie, le professeur de géopolitique des officiers supérieurs de l'Armée française a déclaré qu'il n'adhérait pas aux théories alternatives sur le 11 septembre. Néanmoins, dans le cadre de son ouvrage sur le choc des civilisations, il avait estimé que ces théories, scientifiquement intéressantes, avaient leur place. De plus, en tant qu'analyste, il se permet librement de douter du rapport officiel américain sur les attentats, doute qui ne le fait toutefois pas adhérer aux théories pour lesquelles il a été brutalement exclu. Il fait remarquer que les Américains sont capables de mentir pour arriver à leurs fins, comme l'a montré la fausse accusation à l'égard de l'Irak de Saddam Hussein concernant les armes de destructions massives. En outre, il rappelle qu'aux Etats-Unis, ce débat est ouvert et libre. Et de constater, mais on le savait, que la liberté d'expression n'existe plus en France.
Convaincu d'avoir été écarté en raison de ses idées, il poursuivra le ministre de la Défense en justice pour discrimination. Il a en outre accusé un lobby de type "néo-conservateur" français, proche des intérêts américains, d'avoir voulu lui nuire en raison de ses critiques à l’égard de l’hégémonie américaine..
Michel Janva
15:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, censure, totalitarisme, liberté d'expression, géopolitique |
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mercredi, 19 novembre 2008
Les nouvelles censures
« Les Nouvelles Censures/ Dans les coulisses de la manipulation de l'information
Par Paul Moreira
Ex: http://www.polemia.com
Tout commençait bien.
Tout d’abord, le titre, accrocheur comme une Une de « Marianne ». Et plus encore le sous-titre : « Dans les coulisses de la manipulation de l’information », qui présageait une enquête opportune, une quête obscure, difficile, voire dangereuse. Sur un sujet aussi épineux, cela sentait la prise de conscience salutaire, voire la rébellion ! Et puis même Vladimir de Gmeline dans « Valeurs actuelles » s’était fendu d’un papier élogieux – au point de sentir la commande à 100 mètres. Premier indice.
L’auteur, ensuite, pouvait présenter les garanties nécessaires au traitement du sujet. Son éditeur en fait un « journaliste d’investigation dans la presse écrite, à la radio et à la télévision ». Notamment pour Canal+, comme responsable de l’émission – dite de référence – « 90 minutes ». Deuxième indice.
Nonobstant les appréhensions initiales, la quatrième de couverture, enfin, suscite l’appétence. Il s’agit bien de prendre en compte les dernières techniques de manipulation, les nouvelles manières de formater les pensées. Beaucoup plus efficaces que la bonne vieille censure. Mieux adaptées, surtout, au vacarme médiatique actuel, « devenu le meilleur allié des nouveaux censeurs ». Notre ego s’en trouvait même flatté : « Les techniques de manipulation de l’information quotidiennement employées sous vos yeux sont multiples et extraordinairement intelligentes ». Les déjouer, ce n’est plus de l’intelligence : c’est du talent pur et simple ! Et puis on allait voyager : de l’Irak au Nicaragua en passant par la France, le Timor-Oriental et Abidjan, de Bush à Sarkozy, de l’obésité au sida et enfin de l’insupportable pression au travail à la terreur islamiste, que de contrées et de sujets inédits !
Il ne restait plus qu’à ouvrir les pages…
Tintin au pays de l’infoguerre
Hormis quelques morceaux de bravoure, dans le prologue et le premier chapitre qui mettent (un peu) en perspective le sujet (1), et un chapitrage qui prolonge le titre alléchant (2), on lit en fait un véritable roman, servi par le style propre au genre et un propos superficiel, aussi vain que vaniteux. Et surtout un scénario immuable, applicable de façon universelle et immanente, au manichéisme échevelé : aux quatre coins de la planète (sic), les patrons sont des salauds d’exploiteurs, les pauvres sont tous dignes, les travailleurs exploités, les administrations US complotent contre les libertés tandis que les militants des droits-de-l’homme et autres syndicalistes exotiques sont à la fois des saints et des héros.
Des exemples ? Les sandinistes sont présentés comme de joyeux socio-démocrates et le gouvernement Allende était tout simplement de gauche, pour ne pas dire humaniste, quand l’apartheid était un régime franchement « néo-nazi » et les différentes administrations US – encore elles – sont et seront toujours liberticides, terroristes, voire fascistes. Et ne parlons pas de la France, viscéralement engoncée dans ses « mensonges d’Etat »… Une succession de clichés que l’on pouvait croire, naïvement, éculés.
Hétérotélie de l’antiaméricanisme primaire
Moreira prétend pourfendre le nouvel impérialisme états-unien. Soit. Ce n’est pas très courageux aujourd’hui mais potentiellement fécond pour l’avenir. Le problème est qu’il n’a sans doute pas lu la Constitution des Etats-Unis mais en est passablement imprégné – sans doute pour avoir passé sa jeunesse dans les cinémas de quartier où étaient projetés en boucle les westerns de l’âge d’or d’Hollywood. Pour lui, l’individu, ou même l’attroupement d’individus, détient par essence la vérité et la justice, quand les systèmes, les organisations et les ordres sont, non seulement dépassés, mais dangereux car ontologiquement mauvais. Il est vrai qu’en faisant de Bernstein et Woodward (3) ses figures tutélaires, on ne pouvait s’attendre à une vision renouvelée du « journalisme d’investigation ». Surtout 25 ans après les faits. Et tant de réels scandales depuis. Quel (vrai) sujet gâché !
Bref, pour les plus courageux ou les plus oisifs, il sera donné l’occasion de lire, avec « Les Nouvelles Censures », un mélange pour tout dire nauséeux de dénonciation hystérique, d’empathie démagogique et d’indignation à la fois puérile et stérile. Avec un ton et des arguments puisés dans le Triangle des Bermudes que l’on pourrait situer entre Les Envahisseurs, X-Files et Erin Brockovich (4). Ou, dans un registre plus franco-français, entre José Bové, Besancenot et Le Pen. Avec ce goût manifeste du complot, de la mauvaise foi et de l’approximation géopolitique ou tout simplement historique, il nous est ainsi donné l’occasion de lire le premier roman authentiquement gaucho-lepéniste. Ou plus exactement : lepéno-gauchiste.
Ce n’est pas un cadeau.
Pourvu que personne ne songe à vous l’offrir pour Noël…
G.D.
© Polémia
05/12/07
Paul Moreira, « Les Nouvelles Censures : Dans les coulisses de la manipulation de l'information », Robert Laffont 2007, 285 p., 19 euros.
(1) Pour une appréhension plus robuste d’un tel sujet, à savoir le recyclage des techniques de vente et, pour tout dire, de manipulation dans le champ de la démocratie d’opinion, on pourra se référer à des textes plus utiles, récemment (ré)édités aux éditions La Découverte. Notamment « Storytelling/ La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits », de Christian Salmon et « Propaganda/ Comment manipuler l’opinion en démocratie », d’Edward Bernays, le praticien génial de ces techniques inspirées du marketing et auquel se réfèrent encore tous les consultants du moment (intelligemment préfacé par Normand Baillargeon).
(2) Par exemple : « L’Industrie du consentement » ou « Obésité : l’épidémie cathodique », et surtout les sous-chapitres, secs comme des coups de trique : « Punir », « Décrédibiliser », « Intimider », « Supprimer la source » ou, au contraire, moelleux comme des annuaires du téléphone : « Laisser faire le vacarme », « Séduire », « Acheter », « Contrôler la version officielle »…
(3) Pour mémoire, Carl Bernstein et Bob Woodward sont les deux journalistes du « Washington Post » qui ont révélé le Watergate. La belle affaire…
(4) « Erin Brockovich, seule contre tous », film de Steven Soderbergh sorti en France en avril 2000, mettait en scène Julia Roberts, mère célibataire un peu vulgaire mais héraut au grand cœur des premières Class Action (actions collectives en justice). Un summum facile à décrypter – pour le coup.
Polemia
00:05 Publié dans Manipulations médiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : censure, totalitarisme, liberté d'expression, liberté, information, médias |
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deutsche Steuerzahler viel Geld kosten. Die 



